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Énergie Est au Manitoba : les craintes de déversement persistent

Projet d'oléoduc Énergie Est de la pétrolière Transcanada

Projet d'oléoduc Énergie Est de la pétrolière Transcanada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des Winnipégois ont fait part de leurs préoccupations au sujet du projet de pipeline Énergie Est de TransCanada lors d'un évènement portes ouvertes qui a eu lieu mardi soir.

L'entreprise albertaine souhaite convertir un gazoduc vieux de 43 ans en oléoduc pour transporter jusqu'à un million de barils de pétrole brut par jour de Hardisty, en Alberta, jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en passant par le Manitoba.

Des eaux et des déchets

La conseillère de Saint-Norbert soulève des inquiétudes par rapport à deux particularités de son quartier : l'aqueduc et le dépotoir municipal.

« Le pipeline passera en dessous de l'aqueduc et à côté du dépotoir Brady. C'est une situation assez unique. On ne parle pas des vastes étendues vides des Prairies. »

— Une citation de  Janice Lukes, conseillère municipale de Winnipeg-Sud–Saint-Norbert

Alex Paterson, porte-parole de l'organisme Manitoba Energy Justice Coalition (MEJC) se dit également préoccupé par la possibilité d'un déversement de pétrole aussi près de l'approvisionnement en eau potable de la ville de Winnipeg.

« Non seulement le pipeline sera installé à peine deux mètres en dessous de l'aqueduc de Winnipeg, mais il passera aussi auprès des cours d'eau et rivières se vidant dans le lac Shoal [dans le Nord-Ouest ontarien], qui est la principale source d'eau potable de la ville », explique M. Paterson.

Il regrette aussi que le gouvernement provincial soit resté silencieux au sujet du gazoduc Énergie Est lors du discours du Trône lundi.

TransCanada veut d'apaiser les craintes

De passage à Winnipeg mardi, le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, a tenu à rassurer la population. Il reconnaît que la plus grande préoccupation des Canadiens est la sécurité.

« Tout le monde veut savoir quels sont les risques de déversement, les services d'intervention d'urgence offerts, l'impact potentiel sur les plans d'eau, quelle sera l'incidence sur l'environnement – même pendant la période de construction », affirme-t-il.

Selon le porte-parole, si le projet obtient le feu vert, TransCanada emploiera un personnel hautement qualifié pour surveiller les oléoducs 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à partir d'un centre de contrôle de haute technologie.

« Comparativement aux mesures adoptées dans le passé, je pense que c'est évident que les dispositions de sécurité [de TransCanada] sont à la fine pointe de la technologie », avoue la conseillère municipale de Winnipeg Sud–Saint-Norbert, Janice Lukes, en ajoutant qu'elle a passé trois heures à la session d'information afin de mieux connaître les risques du projet.

TransCanada continuera sa tournée de sessions d'information en Ontario avant de revenir au Manitoba pour une séance informative dans la région du Whiteshell.

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