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Un projet de loi pour mieux protéger les travailleurs agricoles albertains

Une ferme près de Cremona en Alberta

Une ferme près de Cremona en Alberta

Photo : La Presse canadienne / Jeff MacIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de l'Alberta a déposé mardi un projet de loi pour accroître la protection des 60 000 éleveurs et travailleurs agricoles de la province et la ramener aux standards canadiens. L'Alberta est la seule province au pays à exempter ce secteur de sa Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Avec les nouvelles règles, les fermiers devront obligatoirement indemniser tous leurs travailleurs en cas d'accidents du travail, y compris les voisins et enfants qui les aident bénévolement.

Les employés pourront également bénéficier de congés payés, de pauses et du salaire minimum en vertu de la Loi sur les normes du travail et auront le droit de se syndiquer et négocier leur salaire. Les travailleurs pourraient aussi refuser de travailler sans répercussions s'ils jugent l'environnement non sécuritaire.

Près de 43 000 fermes et ranchs seront touchés par les changements.

La ministre Lori Sigurdson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre Lori Sigurdson.

Photo : ICI RADIO-CANADA

« C'est une journée historique en Alberta », a lancé la ministre de l'Emploi, des Compétences, de la Formation et du Travail Lori Sigurdson en Chambre, alors qu'elle déposait le projet de loi 6.

« Si [la loi passe], l'Alberta rejoindrait toutes les autres juridictions au Canada dans l'application de règles entourant les fermes et les ranchs. »

— Une citation de  Lori Sigurdson, ministre de l'Emploi, des Compétences, de la Formation et du Travail

Les statistiques provinciales montrent que 25 personnes sont mortes dans des accidents sur des exploitations agricoles en 2014, soit 9 de plus que l'année précédente.

Avec la nouvelle loi, des enquêteurs provinciaux pourront enquêter en cas de blessures graves ou d'accident mortel.

La loi obligera les exploitants agricoles à contracter des assurances pour protéger les travailleurs blessés, alors qu'avant, ils pouvaient refuser d'en acheter.

Les détails de la nouvelle loi feront l'objet de consultations en novembre et en décembre et entreront en vigueur graduellement. Toutefois, les travailleurs seront protégés dès le 1er janvier par la Loi sur la santé et la sécurité au travail et ils auront droit à des indemnités en cas d'accident à compter de la même date.

« Alléluia ! », disent les libéraux

Cette nouvelle loi avait été promise pendant des années sous les gouvernements progressistes-conservateurs.

Pour le chef du Parti libéral albertain, David Swann, elle aurait dû être adoptée il y a longtemps et offre les protections nécessaires. « Alléluia ! Tout le monde va en bénéficier », a-t-il lancé.

Il ajoute que les fermiers albertains payent déjà le fait de ne pas avoir le droit à des assurances contre les accidents de travail, disant que quand il y a une blessure sérieuse sur une ferme ou mort d'un travailleur, le fermier paye en règlements judiciaires. « Les exploitants agricoles se font poursuivre et pour certains, c'est un très dur coup », a dit David Swann.

L'opposition Wildrose dit que la loi est élaborée trop rapidement et qu'il faut davantage de consultations avec les fermiers avant qu'elle n'entre en vigueur.

Le porte-parole en matière d'agriculture pour le Parti Wildrose, Rick Strankman, dit que les fermiers ont « besoin de savoir que ce que nous faisons à Edmonton comme député ne leur nuira pas avec une surcharge de règles. La solution primordiale est l'éducation et que les fermiers s'entendent sur une solution qui leur convienne », a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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