•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Accueil des réfugiés : aucune ville de l'Est dans les plans de Québec

Pas de villes de l'Est du Québec sur la liste de celles qui pourront accueillir des réfugiés syriens

Aucune ville de l'Est du Québec ne figure dans la liste des villes ciblées par le ministère de l'Immigration pour l'accueil de réfugiés syriens dans la province. Cette liste de 13 villes compte notamment Montréal, Québec, Gatineau et Sherbrooke.

Toutefois, elle est temporaire et d'autres villes pourraient s'y ajouter. Un porte-parole de la ministre de l'Immigration explique que les 13 villes ont été choisies parce qu'elles sont des partenaires de longue date du ministère pour l'accueil des réfugiés.

Il souligne également que ces villes ont l'infrastructure et l'expertise spécifiques pour l'accueil des réfugiés.

Cette liste cible des villes choisies par Québec pour accueillir des réfugiés parrainés par l'État. Toutefois, rien n'empêche un groupe ou une ville de prendre l'initiative de parrainer des réfugiés.

Bras ouverts à Rimouski

Le maire de Rimouski, Éric Forest, se montre surpris et déçu de constater que sa ville ne fait pas partie de cette liste. Il croit que sa ville a elle aussi l'expertise requise.

Je regarde les organisations comme Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent, où [Mahnaz] Fozi fait des efforts depuis de nombreuses années. Je pense qu'on a les structures d'accueil et institutionnelles qui permettraient d'accueillir certaines familles de migrants.

Éric Forest, maire de Rimouski

Éric Forest attend de voir les mesures qui seront mises en place pour l'accueil des réfugiés, mais il n'exclut pas de s'associer avec une ville comme Québec ou de faire des démarches auprès du ministère québécois de l'Immigration pour accueillir des réfugiés syriens à Rimouski.

Matane prête à faire sa part

Pour sa part, le maire de Matane, Jérôme Landry, n'est pas surpris que sa ville ne fasse pas partie des villes sélectionnées. Il croit que l'accueil des réfugiés doit d'abord se faire dans un grand centre, où les ressources sont disponibles, puis que Matane pourrait accueillir ces réfugiés dans une deuxième étape.

Au niveau des premières étapes d'intégration de ces communautés-là qui, pour la très grande majorité ne parle pas du tout le français, on n'a pas nécessairement les infrastructures et les ressources disponibles dans les premières étapes d'intégration.

Jérôme Landry, maire de Matane

Par ailleurs, le maire de Matane se montre  toujours favorable à l'accueil de réfugiés syriens dans sa ville, malgré les attentats survenus à Paris la semaine dernière.

Quant au maire de Baie-Comeau, Claude Martel, il soutient que la Côte-Nord devrait aussi faire sa part, mais il estime toutefois qu'Ottawa doit agir avec prudence.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois.

Est du Québec

Politique