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Déversement des eaux usées : l'échantillonnage s'effectue sans relâche

Le déversement d'eaux usées à Montréal donne lieu à des scènes insolites, telle la vision de ce condom qui flotte dans le fleuve.

Le déversement d'eaux usées à Montréal donne lieu à des scènes insolites, telle la vision de ce condom qui flotte dans le fleuve.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire Denis Coderre n'aura jamais été aussi occupé que ces jours-ci avec les eaux usées de la métropole. « Tout roule rondement », s'est-il exclamé au troisième jour de travaux d'envergure qui font couler beaucoup d'encre et beaucoup d'eau, c'est-à-dire huit milliards de litres au total rejetés dans le fleuve Saint-Laurent, sans passer par l'usine d'épuration.

M. Coderre a rencontré la presse vendredi pour faire le point sur la situation. Ainsi le maire est en mesure de dire que, jusqu'ici, les équipes sont parvenues à retirer 34 des 56 cintres dans l'intercepteur. Ces cintres brisés se détachent, menaçant d'endommager l'usine d'épuration de Montréal. 

Autre aspect important des travaux : la prise d'échantillons d'eaux usées, qui sont effectués à ce stade-ci tout autour de Montréal, jusqu'à Sorel. 

Richard Fontaine, directeur de l'unité de traitement des eaux usées de Montréal, affirme qu'une partie des résultats parviendront d'ici quelques heures aux experts qui seront alors en mesure d'évaluer par exemple la quantité de coliformes fécaux contenus dans l'eau. De plus amples résultats seront disponibles dans les jours à venir.

« On a demandé aux laboratoires de faire ça rapidement, mais de bien le faire. Les protocoles doivent être suivis et on le fait en fonction de ceux établis par les ministères de l'Environnement du Canada et du Québec. »

— Une citation de  Richard Fontaine,directeur de l'unité de traitement des eaux usées de Montréal

Les employés de la Ville de Montréal qui sont déployés pour tester la qualité de l'eau veulent entre autres s'assurer que les industries ne rejettent pas des matières toxiques dans le fleuve. Des contrôles sont effectués aux 24 points de déversement.

Cette vaste entreprise de déversement est prévue pour durer sept jours. Ce qui n'empêche pas que les équipes tentent de raccourcir l'échéancier. « On a dit maximum sept jours, si c'est avant, tant mieux », a déclaré Denis Coderre.

Rappelons que les autorités ont décidé de procéder à ce déversement controversé dans le but d'assécher, puis de remettre à niveau un intercepteur d'égouts. Ce chantier a aussi un autre objectif : réparer la chute à neige sous l'autoroute Bonaventure, une autoroute qui est en voie de démolition pour faire place à un grand boulevard urbain.

Le maire de Montréal n'a eu de cesse de répéter que sans ces travaux, la Ville risquait éventuellement de faire face à un déversement qui serait alors non contrôlé et illimité dans le temps, avec des conséquences incertaines.

Jeudi, le maire est descendu lui-même dans l'intercepteur sud-est et, après avoir passé une trentaine de minutes à 35 mètres de profondeur avec trois employés municipaux, Denis Coderre est remonté avec la certitude renforcée que le déversement était la bonne chose à faire.

Vendredi, les inquiétudes des citoyens se faisaient sentir jusqu'à Trois-Rivières, où le Service des requêtes de la Ville reçoit plusieurs appels de citoyens qui s'inquiètent de la qualité de l'eau.

Pour voir la carte des déversements sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Avec les informations de La Presse canadienne

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