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Rôle de l’Alberta à la COP21 : industrie et environnementalistes attendent des changements

Installation pétrolière à Fort McMurray en Alberta

Installation pétrolière à Fort McMurray en Alberta

Photo : AFP / MARK RALSTON

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La conférence de Paris sur les changements climatiques suscite bien des espoirs en Alberta, tant du côté de l'industrie pétrolière que d'un groupe environnementaliste.

Un texte de Samuel Danzon-ChambaudTwitterCourriel

Le rendez-vous international se déroulera dans la capitale française du 30 novembre au 11 décembre. La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, y participera.

Alex Ferguson, l'un des vice-présidents de l'Association canadienne des producteurs pétroliersAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alex Ferguson, l'un des vice-présidents de l'Association canadienne des producteurs pétroliers

Photo : ICI Radio-Canada

L'Association canadienne des producteurs pétroliers souhaite un durcissement des règles pour les autres pays exportateurs de pétrole aux États-Unis. « Nous sommes le seul pays à fournir ce produit en fonction d'un cadre réglementaire comprenant des prix sur le carbone », a laissé savoir Alex Ferguson, l'un de ses vice-présidents.

Selon lui, l'industrie canadienne serait plus compétitive si les pays concurrents du Canada suivaient les mêmes règles environnementales.

Les plus gros exportateurs de pétrole aux États-Unis sont :

  1. Le Canada ;
  2. L'Arabie Saoudite ;
  3. Le Mexique ;
  4. Le Venezuela ;
  5. La Russie.

Source : U.S. Energy Information Administration

Depuis 2007, les industries albertaines produisant plus de 100 000 tonnes de dioxyde de carbone doivent réduire l'intensité de leurs émissions. Autrement, des pénalités financières sont prévues. L'Alberta a récemment resserré ces règles.

L'association albertaine de la nature, un groupe de défense de l'environnement, souhaite pour sa part une taxe sur le carbone généralisée dans la province.

Sean Nichols, de l'Association albertaine de la natureAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sean Nichols, de l'Association albertaine de la nature

Photo : ICI Radio-Canada

Sean Nichols, un responsable du groupe, précise que la taxe toucherait aussi bien le consommateur que le secteur industriel. « Plus votre niveau d'émission sera bas, moins vous aurez à payer », a-t-il expliqué.

L'Alberta est la province canadienne produisant le plus de gaz à effet de serre. Au cours des 20 dernières années, elle a dépassé l'Ontario et figure dorénavant en tête du classement.

Les conclusions du panel d'expert sur les changements climatiques de la province doivent être dévoilées ce mois-ci.

La ministre albertaine de l'Environnement a indiqué qu'elle utilisera ce plan pour façonner la stratégie de la province. « Nous ferons une annonce avant de partir pour Paris et j'ai hâte de parler davantage de notre plan à ce moment-là », a écrit Shannon Phillips dans un courriel.

La conférence de Paris approchant à grands pas, le Lycée Louis Pasteur, une école de Calgary, a organisé un atelier de sensibilisation à l'environnement.

Ces élèves du Lycée Louis Pasteur de Calgary participent à un atelier de sensibilisation à l'environnement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces élèves du Lycée Louis Pasteur de Calgary participent à un atelier de sensibilisation à l'environnement.

Photo : ICI Radio-Canada

Des élèves ont construit un arbre factice à partir de matériaux recyclés et de produits naturels. Des messages doivent ensuite être accrochés à l'arbre en guise de feuilles.

Pascale Moreau, une enseignante du Lycée, indique que les messages parlent de protection de l'environnement. « Je pense que les jeunes sont très sensibilisés aux images que l'on voit sur les ours polaires qui n'ont plus de banquise », a-t-elle confié.

La conférence de Paris doit permettre de trouver un accord international pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C.

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