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La mère d'une autochtone assassinée espère que sa mort n'aura pas été en vain

Maxine Goforth accueille favorablement une future enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées. Sa fille, Kelly, a été tuée en 2013.

Maxine Goforth accueille favorablement une future enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées. Sa fille, Kelly, a été tuée en 2013.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Maxine Goforth, la mère d'une victime d'homicide, accueille favorablement la chance de participer à une éventuelle enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Sa fille de Kelly Goforth a été assassinée il y a deux ans et son corps a été retrouvé dans une benne à ordures à Regina. Maxine Goforth a des frissons chaque fois qu'elle passe devant une benne.

Le meurtrier présumé de Kelly Goforth est accusé de deux meurtres et d'une agression sexuelle, toutes envers des femmes autochtones.

Mme Goforth veut que la mort de sa fille ne soit pas vaine. Elle croit qu'il est trop facile de mettre en cause les victimes et espère qu'une enquête nationale changera les mentalités.

Pourquoi ne peuvent-elles pas bien s'habiller et porter des camisoles, des jupes et des talons hauts sans se faire regarder comme des prostituées? 

Maxine Goforth

La nouvelle ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, a indiqué que son gouvernement allait commencer dans les prochaines semaines à consulter les Canadiens concernant une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Kelly Goforth avait 21 ans lorsqu'elle a été assassinéeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kelly Goforth avait 21 ans lorsqu'elle a été assassinée

Photo : Facebook

Maxine Goforth souligne que d'autres enquêtes ont fait des recommandations pour aider les Autochtones, mais sans succès. Elle espère que cette future enquête facilitera l'accès aux programmes d'aide psychologique et parentale.

L'aide aux familles nécessaire

L'enquête nationale doit notamment examiner le soutien aux familles touchées, croit Darlene Okemaysim-Sicotte, coprésidente de l'organisme Women Walking Together, basé à Saskatoon.

« J'aimerais que les familles aient un meilleur accès à la partie policière des cas de personnes disparues », dit-elle.

Un fonds doit être mis sur pied pour permettre aux familles de faire leurs recherches et d'aider les policiers dans leur travail, dit Mme Okemaysim-Sicotte. D'autres initiatives doivent prendre en compte l'épuisement chez les familles et doivent inclure les hommes.

Mme Okemaysim-Sicotte croit que ces cas ont aussi des conséquences sur les enfants et qu'il faut les considérer. « Ces enfants deviennent orphelins », dit-elle.

Elle espère aussi qu'une telle enquête éduquera les gens et brisera les stéréotypes sur les femmes disparues ou assassinées.

Femmes autochtones disparues ou assassinées, notre dossier

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