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Affaire du commissionnaire unilingue anglophone : Fredericton était au courant

Le commissionaire Wayne Grant

Le commissionaire Wayne Grant

Photo : CBC

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait apparemment approuvé l'affectation d'un commissionnaire unilingue anglophone à un poste qui demande un service au public.

Le commissionnaire en question, Wayne Grant, remplaçait un collègue en mai dernier à la réception de la Place Chancery, à Fredericton. L'édifice abrite des ministères et le bureau du premier ministre.

Le fait qu'il ne pouvait servir le public en français a entraîné une enquête de la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

À quelques mois de sa retraite, Wayne Grant a été affecté à d'autres endroits à la demande du gouvernement provincial et ses heures de travail ont diminué.

Dans un courriel qui remonte à juin, le Corps canadien des commissionnaires affirme qu'il aurait pu fournir un employé bilingue si on le lui avait demandé.

Le premier ministre Brian Gallant a déclaré la semaine dernière que c'est un tiers qui avait le contrat des ressources humaines en la matière, et non le gouvernement. Il faisait allusion au Corps canadien des commissionnaires.

Contrairement à ce qu'on peut lire dans le courriel, le directeur du Corps canadien des commissionnaires au Nouveau-Brunswick, Peter Kramers, indiquait la semaine dernière qu'aucun commissionnaire bilingue n'était disponible pour travailler à la Place Chancery.

Il n'explique pas la contradiction aujourd'hui, mais il soutient que le gouvernement a été consulté avant que M. Grant soit nommé à ce poste.

Il n'a pas été possible d'obtenir des réactions du gouvernement au sujet du courriel du Corps canadien des commissionnaires.

L'avocat Michel Doucet, spécialiste des droits linguistiques, n'a pas tardé à réagir sur Twitter en rappelant les obligations du gouvernement en vertu de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick:

D'après un reportage de Jacques Poitras

Acadie

Politique