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Le gouvernement birman au pouvoir félicite Aung San Suu Kyi

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La chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, le 8 novembre dernier.

Photo : Soe Zeya Tun / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jouissant d'une forte avance après les élections parlementaires de dimanche, au Myanmar, la formation politique d'Aung San Suu Kyi dit avoir été félicitée par l'actuel gouvernement pour sa performance électorale.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) a remporté plus de 90 % des sièges proclamés jusqu'à présent à la chambre basse du Parlement, et est en voie de remporter une victoire écrasante aux premières élections libres dans le pays depuis un quart de siècle.

Le message de félicitations du gouvernement en place a été transmis à la LND par le ministre de l'Information Ye Thut, au nom du président Thein Sein.

« Le gouvernement respectera et suivra le choix et la décision du peuple et travaillera à la transmission pacifique du pouvoir selon le calendrier. »

— Une citation de  Sur la page Facebook du porte-parole de la présidence

Ce message pourrait alléger les inquiétudes de ceux qui craignent que l'armée birmane refuse de reconnaître la victoire du parti de Mme Suu Kyi, comme elle l'avait fait après les élections de 1990.

Selon le dernier décompte publié mercredi, la LND a raflé 179 des 323 sièges à la chambre basse du Parlement, contre 17 à l'USDP, le parti au pouvoir. La LND a aussi remporté 77 des 168 sièges de la chambre haute (contre 4 à l'USDP). La publication des résultats définitifs pourrait prendre encore quelques jours.

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De nombreux partisans d'Aung San Suu Kyi devant les quartiers généraux du Parti de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), à Rangoun au Myanmar.

Photo : Jorge Silva / Reuters

Rencontre à venir

Dans des lettres adressées au commandant en chef des armées et au président Thein Sein, en date du 10 novembre, Aung San Suu Kyi demandait à pouvoir les rencontrer d'ici une semaine pour jeter les bases d'une « réconciliation nationale ».

Le président Sein a accepté, dans son principe, sa demande, proposant une rencontre en tête-à-tête. La date et le lieu d'une telle rencontre n'ont toutefois pas été fixés.

Au Myanmar, l'armée conserve un pouvoir considérable au sein des institutions politiques, de par la Constitution, après avoir dirigé le pays pendant près de 50 ans.

On ignore encore si les généraux et Aung San Suu Kyi, si elle prend le pouvoir, pourront coopérer.

Les soupçons se multiplient d'ailleurs autour de la lenteur possiblement délibérée de la commission électorale, dans ce pays où l'administration reste largement dominée par des fonctionnaires au passé militaire.

L'une des principales sources de tension entre Suu Kyi et l'armée concerne une clause inscrite dans la Constitution rédigée par l'ancienne junte. Cette clause interdit à Mme Suu Kyi d'être présidente, puisque son défunt mari et ses enfants sont britanniques.

Rares sont ceux qui doutent que cette clause ait été insérée pour empêcher que la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 devienne un jour présidente.

Mme Suu Kyi a néanmoins affirmé qu'elle deviendra la dirigeante de facto du pays, « au-dessus du président », si sa formation forme le prochain gouvernement.

Elle a expliqué à la télévision singapourienne qu'elle prendra toutes les décisions, en sa qualité de leader du parti, et que le prochain président devra gouverner selon les positions du parti.

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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