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Déversement des eaux usées dans le fleuve : les maires de la Mauricie/Centre-du-Québec se rangent à contrecœur

Les maires de Louiseville, Bécancour et Trois-Rivières se rangent à la décision d'aller de l'avant avec le déversement, mais déplorent le « deux poids, deux mesures » avec le ministère de l'Environnement

Les maires de Louiseville, Bécancour et Trois-Rivières se rangent à la décision d'aller de l'avant avec le déversement, mais déplorent le « deux poids, deux mesures » avec le ministère de l'Environnement.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cinq maires de la région, dont les maires de Trois-Rivières et Bécancour, se rendent à la décision de Montréal et Ottawa d'aller de l'avant avec le déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées non traitées dans le fleuve Saint-Laurent. Ils dénoncent cependant le fait qu'il y ait deux poids, deux mesures pour les municipalités dans leur rapport avec les autorités environnementales. 

Les maires déplorent aussi de ne pas avoir été consultés par Ottawa et d'avoir appris le projet de déversement par le biais des médias. Ils croient aussi que Montréal a tenté de banaliser le déversement et ses impacts environnementaux.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, espère que la saga du déversement permettra à tous les ordres de gouvernement de réfléchir à l'importance de préserver le fleuve Saint-Laurent. Il dit entre autres avoir appris que des déchets chimiques et biomédicaux sont actuellement rejetés dans le fleuve sans être traités.

Ce que je retiens, c'est qu'on vient de s'apercevoir que le fleuve est fragile et extrêmement important. 

Une citation de :Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour

Il demande à Ottawa de nommer un répondant pour tout ce qui touche le fleuve Saint-Laurent. Les cinq maires présents demandent aussi à ce que leurs municipalités obtiennent des compensations financières advenant qu'elles subissent des impacts négatifs.

Le « deux poids, deux mesures » dénoncé

Les maires de Louiseville et de Trois-Rivières ont par la suite dénoncé vertement que leurs rapports avec le ministère fédéral de l'Environnement soient, selon eux, beaucoup moins aisés que ceux de la Ville de Montréal.

Quand, moi, j'ai affaire à l'Environnement, je me fais rentrer dedans en maudit, parce qu'on est une p'tite ville. 

Une citation de :Yvon Deshaies, maire de Louiseville

Le maire de Trois-Rivières a répété qu'il considère injuste qu'Ottawa dise oui au déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées non traitées dans le fleuve, alors qu'en 2008, il avait refusé à Trois-Rivières de déverser de la neige non souillée dans le même cours d'eau.

Le tiers des égouts de Montréal dans le fleuve dès la nuit prochaine

La Ville de Montréal procédera dès minuit demain au déversement de ses eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Les travaux dans l'intercepteur sud-est devraient durer un maximum de sept jours, mais l'administration Coderre espère que l'opération sera réalisée dans un délai plus court.

Pendant cette période, les eaux usées de sept arrondissements et de quatre villes se retrouveront directement dans le fleuve sans être traitées.

La purge de l'intercepteur, qui mesure 30 kilomètres, durera de 18 à 24 heures, avant que les travailleurs puissent descendre à l'intérieur.

La nouvelle ministre fédérale de l'Environnement a donné le feu vert hier à la Ville de Montréal pour qu'elle déverse 8 milliards de litres d'eaux usées non traitées dans le fleuve. Catherine McKenna a posé certaines conditions, que le maire Denis Coderre a promis de remplir.

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