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Moins de musique francophone à la radio : des artistes acadiens s'y opposent

Le groupe Les Hôtesses d'Hilaire, avec au centre Serge Brideau

Le groupe Les Hôtesses d'Hilaire, avec au centre Serge Brideau

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des artistes et membres de l'industrie de la musique en Acadie donnent leur appui au mouvement « Notre musique, on veut l'entendre », qui s'oppose à la réduction des quotas de musique francophone dans les radios commerciales.

Le mouvement lancé lors du gala de l'ADISQ, dimanche, veut préserver les quotas de musique francophones existant pour les radios commerciales, au moment où le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) révise la réglementation et qu'une plus grande souplesse est envisagée.

Actuellement, 65 % de la musique diffusée sur les ondes des radios commerciales doit être francophone.

Des stations québécoises demandent cependant une réduction des quotas à 35 % de musique francophones.

Lors du gala de l’ADISQ, de nombreux artistes, dont Joseph Edgar, portaient une épinglette en appui au mouvement « Notre musique, on veut l'entendre ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lors du gala de l’ADISQ, plusieurs artistes dont Joseph Edgar, portaient lors du gala une épinglette en appui au mouvement « Notre musique, on veut l'entendre »

Photo : ICI Radio-Canada

Une telle décision pourrait nuire à des artistes acadiens, comme le groupe Les Hôtesses d'Hilaire, qui vient tout juste de lancer un nouvel album.

« La radio commerciale joue un rôle encore dans l'émergence dans la carrière des artistes, et de réduire le temps d'antenne encore c'est de l'absurde », dit Serge Brideau, chanteur du groupe qui pourrait perdre du temps d'antenne.

« Il ne faut pas sous-estimer le rôle de la radio. Il y a bien des aritstes acadiens pour qui c'est par la radio que ça a commencé », ajoute-t-il.

Même son de cloche du côté de Jean Surette, directeur général de Musique Nouveau-Brunswick. Il affirme que « ça enlève des possibilités par rapport aux artistes qui commencer à percer ».

Les radios vont seulement jouer les gros hits, c'est clair.

Jean Surette, directeur général de Musique Nouveau-Brunswick

À l'instar de l'Alliance nationale de l'industrie musicale, l'Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) demande le maintien des quotas existants.

« Si on s'entend plus, si on ne lit plus, si on ne se voit plus, on n'existe plus. C'est crucial, et les radios commerciales ont un rôle à jouer », croit le président de l'AAAPNB, Philippe Beaulieu.

Le directeur de la station de radio CKLE, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, a un point de vue différent sur la question.

Armand Roussy affirme être pour la musique francophone, mais croit que les quotas sont exagérés.

Le CRTC n'a pas encore pris de décision. Une audience sur la question est prévue en 2016.

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