•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Stress post-traumatique : une ancienne militaire se confie 

Sylvette Paulin, ancienne militaire.

Sylvette Paulin, ancienne militaire.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La vie de militaire laisse souvent des séquelles. À l'approche du jour du Souvenir, une membre des Forces armées canadiennes a accepté de se confier à Radio-Canada.

Sylvette Paulin a été technicienne en mouvement pour l'armée pendant quinze ans, mais ce sont surtout les sept mois qu'elle a passés en Afghanistan entre 2006 et 2007 qui l'ont marquée.

Il faut que tu fasses le deuil de la personne que tu étais, parce que tu as cessé d'exister. 

Une citation de :Sylvette Paulin

Son travail est d'organiser la réception et l'envoi de cargaison pour l'armée. « Tu dors, mais tu ne dors pas à l'aise, se souvient-elle. Tu dors avec un oeil ouvert. Tu es tout le temps aux aguets, parce que tu ne sais pas à quoi t'attendre. »

Elle a participé à l'envoi vers le Canada des corps des 19 soldats morts au combat durant cette période.

« Les premières fois, quand j'ai ouvert la boîte du soldat en question, il y a toujours des photos de famille et des enfants, raconte-t-elle. Et puis moi, j'ai fermé ça parce que je pleurais. »

Je peux vous dire que c'est comme dans les films où t'entends que ça siffle. Tu vois une boule de feu en l'air. Tu sais que ça s'en vient pour toi.

Une citation de :Sylvette Paulin

Elle est revenue au Canada en mars 2007, sans réaliser qu'elle ne se sentait pas bien. Ce sont les membres de sa famille qui ont remarqué un changement dans son comportement.

Ce n'est qu'en 2011 que les spécialistes ont mis un mot sur son mal : elle souffre du syndrome de stress post-traumatique.

Aujourd'hui, ses blessures physiques et psychologiques font en sorte qu'elle ne peut plus travailler. « Ce qui se passe dans ta tête là, tu ne le vois pas, dit-elle. C'est pas comme quand tu te fais couper un bras ou une jambe. »

Sylvette Paulin a pris sa retraite de l'armée il y a presque deux, mais elle n'oubliera jamais ses compagnons d'armes.

D'après un reportage de Serge Bouchard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie