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Salles d'urgence dans le nord-ouest : la fermeture reste une option

Le service des urgences de l'Hôpital de Grand-Sault.

Le service des urgences de l'Hôpital de Grand-Sault a accueilli 122 patients qui avaient besoin de soins immédiats pour sauver leur vie la nuit au cours des 12 derniers mois.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré la perte éventuelle de 26 lits dans les trois hôpitaux du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, la fermeture des salles d'urgence la nuit à Grand-Sault et à St-Quentin est encore envisagée.

Les différents comités de la région croyaient que la fermeture de lits permettrait d'éviter la perte du service d'urgence la nuit, mais le Réseau de santé Vitalité croit qu'il s'agit d'une solution qu'à court et moyen terme.

Le nombre de lit par hôpital n'a toujours pas été révélé. « La semaine dernière, on était à 23 lits occupés sur 20, dit le président du Comité communautaire de la santé de l'Hôpital général de Grand-Sault, Guildo Godbout. Ça fait que certainement qu'il y avait des lits, des personnes qui étaient sur des civières. »

Avec un taux d'occupation qui dépasse parfois les 100 %, le Comité de la santé communautaire se demande comment supprimer des lits, même un seul, si les huit personnes âgées qui attendent des places dans les foyers de soins demeurent à l'hôpital.

Tant qu'on n'aura pas d'espace, je ne comprends pas comment on va réussir à enlever des lits à l'hôpital de Grand-Sault.

Guildo Godbout

Le scénario est le même à Edmundston où une vingtaine de lits pourraient être perdus, tant et aussi longtemps que le nouveau foyer de soins n'ouvre pas ses portes. L'ouverture tardive du Domaine des bâtisseurs s'ajoute à la liste des inquiètudes.

Même son de cloche à St-Quentin où l'hôpital ne compte déjà que six lits. « On en a besoin de l'urgence. Il y a des patients qui arrivent là la nuit, qui ont besoin de traitements tout de suite. S'ils n'en ont pas, ça va être le décès », affirme le président du Comité communautaire de la santé de l'Hôpital général de Grand-Sault.

Une gestion critiquée

Le président du comité Santé Éducation Services, Marc Beaulieu, croit que le gouvernement ne dit pas toute la vérité. Il affirme que les décisions sont prises sans consulter la population régionale.

De son côté, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de Santé, Madeleine Dubé, privilégie toujours les soins à domicile. Elle n'hésite pas à dénoncer ce qu'elle qualifie de mauvaise gestion des Libéraux. « S'ils s'enlignent et qu'ils coupent 26 lits dans le nord-ouest, dit-elle.  Où est-ce que ces gens-là vont aller se procurer les services? C'est un non-sens. Ils vont à l'envers encore une fois. »

En attendant les détails, les différents intervenants disent attendre et garder l'oeil ouvert. Ils promettent tous de se battre contre la moindre perte de services.

Un reportage d'Étienne Dumont

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