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Alberta : « Plus difficile que jamais » de faire venir des immigrants francophones

Un homme s'entretient avec un employé de CIC lors de la foire à l'emploi à La Cité francophone à Edmonton.

Un homme s'entretient avec un employé de CIC lors de la foire à l'emploi à La Cité francophone à Edmonton.

Photo : ICI RADIO-CANADA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La survie des communautés francophones en situation minoritaire dépend en partie de l'arrivée d'immigrants, mais l'Alberta, comme les autres provinces, a dû ajuster ses attentes en matière d'immigration francophone sous le gouvernement de Stephen Harper.

Le nouveau processus de traitement des demandes d'immigration Entrée Express noie les demandeurs francophones dans le bassin de candidatures, dit Ibrahima Diallo, le président de la Table de concertation communautaire en immigration francophone. « C'est difficile jusqu'à présent de quantifier réellement le nombre de francophones qui font une demande ».

Par ailleurs, Entrée Express donne peu de valeur à la connaissance du français et aucun incitatif pour que les employeurs fassent venir des travailleurs de langue française. Ce que faisait Avantage significatif francophone, un programme fédéral aboli en 2014 dont le but était de simplifier le processus d'embauche de travailleurs qualifiés d'expression française.

Marie-Laure Polydore a travaillé longtemps comme conseillère en immigration auprès des entreprises albertaines. « Il est extrêmement difficile de convaincre un employeur anglophone de faire venir un immigrant francophone », dit-elle.

Le reportage de Emma Hautecoeur

Les immigrants qui sont venus travailler au Canada grâce au programme Avantage significatif francophone ne se qualifient plus pour la résidence permanente sous Entrée Express. Ils sont nombreux à devoir rentrer chez eux, selon l'Association canadienne-française de l'Alberta qui gère le dossier de l'immigration dans la province.

Jean Johnson, le président de l'ACFA espère beaucoup de l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Ottawa. « Nous demandons qu'ils accordent une clause grand-père qui protège ces citoyens-là [afin de leur permettre] de pouvoir s'établir sans avoir l'obligation de satisfaire les critères du nouveau programme ».

Si l'on compte l'immigration secondaire, c'est-à-dire, ceux qui arrivent en Alberta après avoir été dans d'autres provinces, l'Alberta atteint ses cibles, selon Jean Johnson.

L'immigration francophone primaire ne représentait que 1,4 % de tous les résidents permanents admis en Alberta en 2013. La cible d'immigration francophone en dehors du Québec a été fixée à 4,4 % par année d'ici 2023 par Citoyenneté Immigration Canada.

D'après le reportage d'Emma Hautecoeur

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