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Mort de Michel Vienneau : les policiers mis sur la piste grâce à Échec au crime

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
vienneau-police-bathurst

Michel Vienneau et Anick Basque

Photo : Facebook

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les policiers qui ont abattu Michel Vienneau à Bathurst le 12 janvier 2015 auraient agi après avoir reçu des informations d'Échec au crime.

Des documents de la cour révèlent qu'un sergent de l'Unité du renseignement du Nord-Est a pris connaissance de deux messages électroniques d'Échec au crime, le matin du drame.

Selon un mémoire de la poursuite dans cette affaire, Annick Basque et de ses filles, un membre de l'unité du renseignement du Nord-Est a reçu par courriel des informations d'Échec au crime, disant que Michel Vienneau et Annick Basque arrivaient en train à la gare de Bathurst avec un chargement de drogue, "des pilules" . Dans le même document, on s'empresse de mentionner que les informations d'Échec au crime sont fausses.

L'informateur anonyme a diffusé de l'information sur le type de voiture conduite par le couple, leur âge et où ils habitaient.

Michel Vienneau a été abattu par un policier de la force municipale de Bathurst à sa sortie de la gare de Bathurst, alors qu'il revenait de voyage en train avec sa conjointe, Annick Basque. Cette dernière soutient que les policiers ont mal agi en ne s'identifiant pas lors de l'opération policière. 

La municipalité de Bathurst affirme au contraire que l'opération policière visait le trafic de drogue, que les policiers se sont bel et bien identifiés et qu'ils ont fait usage justifié d'une arme à feu. 

Dans un affidavit, Annick Basque révèle que d'après des documents divulgués par la Ville de Bathurst, c'est le policier Mathieu Philippe Boudreau qui a tiré sur son conjoint, Michel Vienneau.

L'avocat Charles LeBlanc, représente Annick Basque, la compagne de Michel Vienneau abattu par un policier en janvier dernier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avocat Charles LeBlanc, représente Annick Basque, la compagne de Michel Vienneau abattu par un policier en janvier dernier.

Photo : François Vigneault

Annick Basque et son avocat Charles LeBlanc demandent à la cour l'émission d'une ordonnance pour la publication de certains documents, dont les courriels d'Échec au crime remis aux policiers le jour de la mort de Michel Vienneau.

Ils veulent également mettre la main sur le rapport d'autopsie et le dossier de toxicologie du coroner régional. Ils exigent aussi le rapport de la GRC de la Nouvelle-Écosse qui l'a remis au procureur général du Nouveau-Brunswick en juillet. Le procureur général doit décider s'il portera des accusations dans cette affaire. 

En revanche, la poursuite ne demande pas qu'on lui fournisse l'identité de la source anonyme qui a communiqué avec Échec au crime. Jusqu'à présent, toutes ces requêtes portant sur la poursuite civile pour dommages et intérêts d'Annick Basque ont été refusées. Elle a quand même obtenu de la cour que l'identité des policiers qui ont participé à cette opération soit divulguée dans l'éventualité d'un procès.

Le tribunal du Nouveau-Brunswick doit siéger le 12 novembre pour rendre sa décision sur les demandes de la poursuite. 

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