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Les groupes communautaires en grève lundi et mardi

Image tirée du reportage de Michel Marsolais, le dimanche 1er novembre 2015

Image tirée du reportage de Michel Marsolais, le dimanche 1er novembre 2015

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 1300 organismes communautaires fermeront leurs portes lundi et mardi afin de protester contre la précarité de leur financement. Le mouvement de grève touchera toutes les régions du Québec, et diverses manifestations sont prévues pour attirer l'attention sur leur sous-financement, qu'on évalue à 265 millions de dollars. De nombreux organismes craignent même de disparaître.

Un texte de Michel MarsolaisTwitterCourriel

« Près de 1300 organismes communautaires vont être en grève, vont être fermés, vont interrompre leurs activités partout à travers le Québec contre l'austérité et contre le sous-financement des organismes communautaires », annonce Caroline Toupin, porte-parole de la campagne Les droits, ça se défend!

Les organismes communautaires sont partout au Québec. Ils viennent surtout en aide aux jeunes, aux aînés, aux handicapés, bref, aux plus démunis. Mais leur survie ne tient souvent qu'à un fil.

Actuellement, le financement annuel moyen d'un organisme communautaire tourne autour de 50 000 $. À moins d'une amélioration du financement, bon nombre de ces organismes pourraient disparaître dans la prochaine année.

« On a vu durant l'été beaucoup de fermetures de groupes communautaires, particulièrement en santé et services sociaux, mais pas uniquement. Des groupes ont fermé pendant tout l'été - pas par volonté, mais parce que leur budget ne leur permettait pas de continuer », raconte Mercedez Roberge, de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire.

François Saillant, du FRAPRUAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Saillant, du FRAPRU

Photo : ICI Radio-Canada

Pour François Saillant, qui lutte depuis des années pour le logement social, le temps presse. Les ententes de financement sont passées de 3 ans à 18 mois, et les prochaines se terminent au printemps.

« On est rendu à cinq mois de l'échéance des protocoles de subventions qu'on a présentement et on n'a aucune assurance quant au renouvellement de ces subventions », déplore-t-il.

4000 organismes communautaires

Il y a près de 4000 groupes communautaires au Québec, dont 3000 dans le secteur de la santé et des services sociaux. Ce secteur reçoit près de 400 millions de dollars par année et demande 225 millions supplémentaires.

Du côté des organismes qui défendent des droits collectifs, comme ceux des locataires, des chômeurs ou des gais, on parle de 320 groupes financés à hauteur de 17 millions de dollars. Pour eux, le manque à gagner serait plus criant, selon François Saillant. Ils demandent 40 millions supplémentaires.

Hugo Valiquette, de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire, souligne l'ironie de la situation, puisque cette période d'austérité amène plus de gens que jamais à chercher de l'aide auprès des groupes communautaires.

Si l'on ferme deux jours, c'est pour ne pas fermer pour toujours.

Une citation de :Hugo Valiquette

Ces demandes surviennent alors que les employés de la fonction publique tentent de forcer le gouvernement québécois à délier les cordons de la bourse. Dans ce contexte, le milieu communautaire pourrait avoir plus de mal à se faire entendre.

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