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 « On va avoir des émotions encore plus fortes à vivre » - Patrice Bernier

Bernier et Piatti parlent du prochain match de l'Impact

Patrice Bernier et ses coéquipiers se tournent vers le Crew de Columbus sans complexe. Le premier des deux matchs de cette demi-finale sera disputée dimanche au stade Saputo. 

Un texte de Jean-François PoirierTwitterCourriel

« On va avoir d'autres émotions encore plus fortes à vivre, déclare le capitaine dont la performance d'un but et une passe a ébloui autant ses coéquipiers que la foule lors du match de barrage contre Toronto. On veut les vivre à 100 milles à l'heure. Il y a longtemps que je n'avais pas vécu un tel "rush". » 

« Il a joué comme s'il avait 17 ans, soutient l'attaquant Dominic Oduro. Il nous a donné un élan avec son jeu inspiré. Ça se voyait dans ses yeux. Il a été lui-même, le Patrice que nous connaissions. »

Les joueurs de l'Impact semblent d'ailleurs croquer à pleines dents dans leurs succès. On les a vus s'amuser comme des gamins sur le terrain après leur victoire jeudi avant de chanter et danser dans leur vestiaire. La présence de Didier Drogba n'est évidemment pas étrangère à ce flot de bonheur qui se dégage de ce groupe.

« Il est capable de se laisser aller et d'absorber la pression d'être Didier Drogba, dit Bernier. Il est comme un enfant qui a commencé à jouer hier. Il nous transmet son goût de s'amuser. Vous pouvez voir la camaraderie entre nous. Tu peux avoir les meilleurs joueurs au monde sur papier, mais si l'ensemble du groupe ne va pas dans la même direction, tu ne peux pas avoir des résultats comme les nôtres. On espère pouvoir créer une surprise et battre nos prochains adversaires. »

L'Impact favori ?

N'en déplaise à Patrice Bernier, la surprise ne serait peut-être pas si grande puisque l'Impact a vaincu le Crew à deux occasions cette saison, notamment par une marge de trois buts le 11 juillet à Montréal (3-0). C'est aussi à Columbus que l'équipe de Frank Klopas (à l'époque) avait mis fin à une séquence de 25 rencontres sans victoire à l'étranger grâce à un gain de 2-1 le 6 juin. 

Mauro Biello ne veut pas tenir compte de ces résultats dans sa préparation. L'entraîneur de l'Impact se méfie de Kei Kamara, un géant de six pieds trois pouces (1,90 m) auteur de 22 buts cette saison, le plus haut total dans la MLS à égalité avec Sebastian Giovinco du Toronto FC que l'Impact vient de museler. 

« Il faut être physique avec Kamara, a constaté Biello. Le Crew a joué presque toute la saison avec un seul attaquant. C'est l'équipe qui centre le plus dans la ligue. Je ne m'attends pas à ce qu'il change son approche. »

Patrice Bernier a confiance dans le flair de son entraîneur qui n'a pas hésité à procéder à des changements importants dans sa stratégie afin de vaincre les visiteurs jeudi. 

« Mauro semble avoir l'oeil tactique pour trouver la faille chez l'adversaire, dit-il. L'entraîneur a la confiance des joueurs. »

McInerney de retour à Montréal

Le Crew compte dans ses rangs un ancien attaquant de l'Impact. Jack McInerney a été échangé à Columbus juste avant l'arrivée à Montréal de Johan Venegas, un autre attaquant dont l'étoile a pâli depuis son passage de la ligue du Costa Rica à la MLS.

McInerney a marqué deux buts en 5 rencontres et 171 minutes de jeu à Columbus. Ses services seront-ils requis contre l'Impact? En tout cas, Mauro Biello ne semble pas s'attendre à le voir dans le onze partant.

Johan Venegas, lui, était songeur à l'entraînement de l'Impact vendredi. Le Costaricain, qui n'a pas été utilisé dans le match contre le Toronto FC, n'avait pas le même entrain que ses coéquipiers avant le début de la séance. Assis dans les gradins, il ressemblait à un joueur qui se préparait à affronter le froid plutôt qu'à s'entraîner. Venegas, peu habitué à ce climat, a fini par se diriger vers le groupe après avoir été le seul joueur à enfiler un manteau pour se garder au chaud. Venegas s'est ensuite laissé transporter par l'énergie des réservistes de l'équipe pendant que la majorité des joueurs réguliers avaient droit à un congé. 

« Ma priorité d'ici dimanche, c'est la récupération, a dit Mauro Biello. Il s'agira de notre troisième match en sept jours. »

Génial en attaque contre les Torontois, Ignacio Piatti a placé la barre haute pour les éliminatoires. 

« J'ai joué comme je dois jouer, a simplement résumé l'Argentin de plus en plus à l'aise en français devant la presse. J'ai eu des bons matchs dans la Ligue des champions mais il faut continuer. Il faut gagner le championnat de la MLS. »

Un horaire non désiré

L'Impact aurait aimé que le match de dimanche soit disputé à 17 h (HNE) plutôt qu'à 19 h en raison de la tenue de l'affrontement entre le Canadien et les Jets de Winnipeg à la même heure au Centre Bell. 

« La télévision américaine a mis de la pression sur la ligue pour que la match soit présenté à une heure de grande écoute aux États-Unis », a expliqué le vice-président de l'Impact, Richard Legendre. 

Près de 11 000 billets avaient trouvé preneur vendredi, c'est-à-dire un peu plus que la moitié d'une salle comble au stade Saputo. Une foule de 18 069 a assisté au match de jeudi,  

« Les gens ont eu une perception que le match était à guichets fermés, dit Legendre. On a encore deux jours. Il faut que public réalise qu'il a une occasion unique d'assister à quelque chose d'extraordinaire en éliminatoires. Nous avons besoin que le 12e joueur soit là. »

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