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« L'équipe canadienne est prête » - Nathalie Lambert

Charles Hamelin

Charles Hamelin

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Les meilleurs athlètes canadiens du courte piste prendront part à leur première Coupe du monde de la saison, de vendredi à dimanche à Montréal.

L'événement sera présenté en webdiffusion sur le site de Radio-Canada Sports, samedi et dimanche de 13 h à 17 h. Après les Jeux olympiques de Sotchi, Radio-Canada retrouve avec plaisir la championne olympique Nathalie Lambert, qui analysera cette première étape de la Coupe du monde aux côtés de Jean-Patrick Balleux.

Alors que la délégation canadienne avait rapporté une seule médaille lors de l'édition 2014, l'objectif pour ce week-end est beaucoup plus ambitieux. Le Canada veut aller chercher 10 médailles.

Nathalie Lambert sait que le niveau sera très relevé et que le Canada est prêt à affronter les meilleurs au monde.

« Les pays comme la Corée du Sud et le Canada ont eu leurs épreuves de sélection avant le début de la saison de Coupe du monde, explique la triple médaillée olympique. La Corée il y a trois semaines, le Canada il y a un mois. Et quand c'est très compétitif à l'intérieur de ton pays, tu n'as pas le choix d'être en forme pour te classer pour pouvoir faire les épreuves de Coupe du monde.

Nathalie Lambert à Radio-CanadaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nathalie Lambert à Radio-Canada

Photo : Société Radio-Canada

« Pour l'équipe canadienne, les sélections ne sont pas si faciles que ça. Ce n'est acquis pour personne, à part peut-être Charles Hamelin et Marianne St-Gelais. Pour le reste du monde, faut que tu sois près de ton sommet de performance pour pouvoir espérer te classer. Donc, l'équipe canadienne est prête pour la Coupe du monde de ce week-end. »

Pour cette saison 2015-2016, l'équipe canadienne présente un heureux mélange de jeunesse et d'expérience. De quoi réserver des surprises aux spectateurs qui iront encourager les patineurs canadiens à l'aréna Maurice-Richard.

« Quand tu n'as pas d'expérience, ça peut super bien aller, car tu ne connais pas trop les autres patineurs. Tu n'as pas trop d'attentes, et parfois, ça se transforme en podiums et en victoires, affirme l'analyste. À l'opposé, parfois, avec de nouvelles recrues, ça peut être un peu intimidant d'affronter les puissantes Chinoises ou les puissantes Coréennes.

« Chez les hommes, c'est un peu plus réparti, il y a de très, très bons Coréens, de bons Russes, un bon Néerlandais, un Italien pas pire et d'autres bons Canadiens, alors est-ce que les nouvelles recrues vont aller chercher des médailles? Ça reste très aléatoire. Est-ce que nos valeurs sûres comme Marianne St-Gelais, comme Charles Hamelin ou les équipes de relais vont performer et aller chercher leur lot de médailles? Moi, je pense que oui. »

Les vétérans canadiens devront défendre leurs acquis face à une relève de grande qualité.

« De ce que j'ai vu en compétition, il y a quatre semaines, Marianne [St-Gelais] était vraiment dans une forme exceptionnelle, dans une classe à part, estime Nathalie Lambert. Est-ce que ça veut dire que Marianne est vraiment très, très hot, ou est-ce que le reste des filles a encore un peu de peaufinement à faire? Je ne le sais pas. Mais ça augure bien pour Marianne. »

L'étoile montante

Chez les garçons, Nathalie Lambert voit en Samuel Girard l'étoile montante du courte piste canadien. Le patineur de Fernand-Boileau a bousculé Charles Hamelin lors des sélections.

Samuel GirardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Samuel Girard

Photo : Patinage de vitesse Canada

« Du côté des gars, c'est beaucoup plus serré. Je pense que Samuel Girard peut causer des surprises. Il est plus prêt à risquer et à s'essayer contre les meilleurs au monde, il l'a prouvé avec un dépassement un peu téméraire sur Charles dans les sélections. Il a battu Charles, et la première fois est la plus difficile. Après, on a juste envie de le refaire.

« Il faut le surveiller par son gabarit. C'est un avantage de ne pas être trop lourd, et d'avoir une shape un peu mince, car tu es capable de te faufiler tout partout, même là où il n'y a pas de trou. Ça te rend plus agile et hyper rapide sur tes pieds. Et Samuel a un peu ce profil-là. Ce jeune homme est un bel espoir, affirme Nathalie Lambert. Je trouve ça intéressant de voir comment la relève se pointe chez les gars. »

Les arbitres du duel

« Du côté des filles, on commence à avoir de la belle vitesse de pointe dans la relève. Tu as Kim Boutin, tu as Audrey Phaneuf. Ce sont les deux qui sont le mieux placées pour commencer à afficher leur nom quelque part, pour accompagner Marianne St-Gelais et Valérie Maltais. »

L'objectif de 10 médailles ce week-end a de quoi faire sourire Nathalie Lambert.

« L'objectif de remporter 10 médailles à la Coupe du monde de Montréal est-il réaliste? Il est ambitieux, on est d'accord, admet-elle volontiers. Je le souhaite à l'équipe canadienne.

« Dix médailles, c'est une par épreuve en moyenne, donc entre les deux relais et les quatre distances individuelles, ce ne sera pas évident, prévient l'analyste. On regarde les résultats individuels sur chacune des distances, tu sais d'avance que dans deux courses, tu as Charles Hamelin sur lequel tu peux miser. Avec Marianne St-Gelais, tu as encore une fois deux chances de médailles. »

Avec l'aide de l'ISU

Et il y a le coup de pouce de l'Union internationale de patinage (ISU).

« En Coupe du monde, l'ISU essaie de favoriser les distances dans lesquelles le pays hôte est le meilleur, donc à Montréal, on aura deux fois le 1000 m, et à Toronto la semaine prochaine, deux fois le 500 m. Alors que dans un autre pays, comme les Pays-Bas, on aura deux fois le 1500 m. C'est voulu pour donner plus de chances aux athlètes locaux en finale. Donc, c'est réaliste que le Canada puisse faire des doublés.

« Enfin, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en Coupe du monde, on partage les athlètes entre les distances. Une moitié des meilleurs est dans une distance, l'autre moitié est dans l'autre distance. Ça favorise le potentiel d'aller chercher plus de médailles. »

Après l'étape de Toronto la fin de semaine prochaine, les patineurs de vitesse reviendront à Montréal avant de s'envoler pour l'Asie, où se tiendront deux autres Coupes du monde en décembre, à Nagoya (Japon) et à Shanghai (Chine).

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