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Ponteix : le CSF vérifiera l’état du français à la garderie Les étoiles filantes

Garderie

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Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil scolaire fransaskois (CSF) mandate l'un de ses membres et la direction de l'éducation à visiter le Centre éducatif Les étoiles filantes de Ponteix, après que des parents ont indiqué que certains employés du Centre ne maîtrisaient pas le français.

Cette décision a été prise lors de la réunion régulière du CSF le 20 octobre dernier. Selon des parents inquiets, les élèves qui fréquentent la garderie se trouvent dans un milieu où l'anglais a une place non négligeable.

Il a fallu engager des employés anglophones pour que l'endroit reste ouvert et continue d'offrir ses services, puisque le Centre éducatif a eu de la difficulté à trouver des employés francophones ou bilingues, affirme Daniel Roberge, président du Conseil-école de l'École Boréale de Ponteix.

Une recommandation a été faite pour aider à embaucher du personnel, mais aussi pour une meilleure communication avec le CSF, dit Daniel Roberge.

Ce dernier voit d'un bon œil l'intervention du CSF, puisqu'il affirme que les liens ne sont pas très forts entre le CSF et les institutions de Ponteix depuis quelques années. « On dirait que depuis cinq ou six ans, il y a une absence de présence [du CSF] », déplore-t-il.

M. Roberge soutient que contrairement au centre éducatif, l'École Boréale n'a pas de problèmes à offrir un environnement entièrement francophone.

Une situation difficile en milieu rural et urbain

D'autres centres éducatifs de la province sont confrontés à la réalité du manque de personnel qualifié qui parle français en Saskatchewan. Ils parviennent tout de même à trouver le personnel nécessaire pour s'assurer d'un environnement francophone.

La directrice du Centre éducatif Le tournesol à Gravelbourg se dit chanceuse puisqu'elle n'a pas été confrontée à un manque de personnel. Mélissa Castonguay-Cossette précise tout de même que le centre a dû embaucher une personne qui n'avait pas les compétences demandées lors d'un congé de maternité.

Il est difficile d'attirer des gens pour travailler en milieu rural, surtout considérant le salaire peu élevé des éducatrices, souligne Mme Castonguay-Cossette.

Le Centre éducatif de Vonda est confronté au même problème. La directrice Faye Urick dit que certains de ses employés occasionnels ne maîtrisaient pas le français et que le Centre doit donc limiter son recours à ces individus.

Même dans les villes où la population francophone est plus importante comme Regina, embaucher du personnel peut s'avérer difficile, confie la directrice du Centre éducatif Gard'amis Sylvie Gaudreault. Celle-ci a engagé des personnes de l'étranger grâce aux missions en Europe de l'Assemblée communautaire fransaskoise pour combler ses besoins.

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