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Victime des compressions en éducation

Autisme

Photo : Le Figaro

Radio-Canada

Une mère de Rimouski lance un cri du coeur. Avec sa famille, elle mesure bien malgré elle les nombreux effets des compressions en éducation.

Un texte de Patrick BergeronTwitterCourriel

Le fils de 11 ans d'Anna Cone est autiste, il a reçu son diagnostic à l'âge de 4 ans. Le garçon est dans une classe normale à l'école primaire Élizabeth-Turgeon de Rimouski, mais son éducateur est de moins en moins présent dans la classe. La tâche de cet éducateur est de plus en plus importante depuis quelques mois puisqu'il doit aussi suivre d'autres élèves dans différentes classes.

Anna Cone, mère d'un enfant autisteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anna Cone, mère d'un enfant autiste

Photo : ICI Radio-Canada

Anna Cone note que son fils connaît de nombreuses difficultés depuis le début de l'année scolaire. « L'éducateur fait vraiment des miracles, il fait tout son possible, mais il doit s'occuper de plusieurs enfants en même temps et il ne peut pas être partout », souligne la mère de famille.

Membre d'un comité d'intégration

Pendant deux ans, Anna Cone a fait partie d'un comité pour l'intégration des enfants handicapés ou avec des difficultés d'apprentissage. Différentes lettres ont été envoyées à la Commission scolaire des Phares et au ministère de l'Éducation afin de les sensibiliser aux problèmes de ces jeunes. Découragée de l'inaction du gouvernement, elle a décidé d'abandonner ce comité consultatif.

Elle invite les parents à dénoncer les problèmes que leurs enfants peuvent rencontrer et qui sont dus aux compressions en éducation. Anna Cone ne se fait toutefois pas d'illusions, plusieurs de ces parents sont débordés et découragés.

La commission scolaire réagit

De son côté, la directrice de la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas, affirme que c'est l'augmentation de la demande en services aux élèves et non les compressions qui sont en cause dans ce dossier précis.

L'enveloppe des techniciens en éducation spécialisée et des préposés aux enfants handicapés n'a pas été diminuée. Au contraire, on l'a augmentée cette année. Mais par contre, on a plus d'élèves qui ont été diagnostiqués et qui ont des besoins. C'est pour ça qu'on a l'impression d'une coupure du service. Oui, il y a des compressions, mais il faut bien démêler les choses.

Madeleine Dugas, directrice
Madeleine Dugas, directrice générale, Commission scolaire des PharesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Madeleine Dugas, directrice générale, Commission scolaire des Phares

Photo : ICI Radio-Canada

Et concernant le cas du fils d'Anna Cone, madame Dugas affirme qu'il faut s'en remettre aux professionnels de la commission scolaire qui sont là pour évaluer les cas et prendre les décisions appropriées.

Moi, je m'en remettrais à nos professionnels pour faire le portrait général de l'enfant. D'où vient la problématique et comment on peut l'analyse. Et ça, je vous assure que nous avons une équipe qui est capable de faire les évaluations, de voir qu'est-ce qu'on peut faire pour aider les enfants.

Madeleine Dugas

Écoutez l'entrevue avec Anna Cone à l'émission Info-réveil : 

Le cri du cœur d'une mère

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