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Dépistage de drogue : l'industrie minière réclame des tests sans préavis

Le syndicat des Métallos indique que six mineurs sont morts, en Ontario, cette année.

Le syndicat des Métallos indique que six mineurs sont morts, en Ontario, cette année.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de l'Association des minières du Canada veulent imposer à leurs employés des tests de dépistage de drogues sans préavis. Une mesure que les syndicats dénoncent, pour des raisons de droit à la vie privée.

Un texte d’Isaac GauthierTwitterCourriel

Plusieurs minières imposent déjà des tests de dépistage à l'embauche ou au début du quart de travail.

Ces tests sont cependant prévisibles et donc, facilement évitables.

Selon le président-directeur général de l'Association des minières du Canada, Pierre Graton, il faut maintenant passer à l'étape suivante.

« Dans le secteur minier, la sécurité est fondamentale. On ne peut pas prendre de risque. Je ne sais pas si [la consommation de drogue] est plus problématique dans le secteur minier qu'ailleurs, mais les risques sont plus élevés. »

— Une citation de  Pierre Gratton, président-directeur général de l'Association des minières du Canada

L'environnement souterrain et l'usage de machinerie lourde sont propices aux accidents, explique M. Gratton.

Les syndicats ne sont pas du même avis : selon eux, la sécurité de leurs membres ne justifie pas l'usage de tests supplémentaires.

La cour d'arbitrage de l'Alberta s'est prononcée dans le même sens en 2014. Elle a jugé que Suncor Energy ne pouvait imposer des tests de dépistage aléatoires à ses employés de Fort McMurray.

Pierre Gratton croit qu'il existe un équilibre entre la sécurité dans les mines et la vie privée des employés. « Il en va de la sécurité de nos travailleurs », ajoute-t-il.

Un problème dans le secteur minier?

Il n'existe à peu près pas de données sur l'usage de drogue et d'alcool dans les mines de l'Ontario, même si la Loi sur la santé et la sécurité au travail en interdit la consommation.

« Nous ne récoltons pas de données à ce sujet. »

— Une citation de  Jackie Rancourt, porte-parole, ministère du Travail de l'Ontario

Plusieurs pays, dont les États-Unis et l'Australie, autorisent les tests de dépistage sans préavis dans le secteur minier, en raison de l'abus de substances illicites.

Selon le département du Travail américain, l'alcool et les drogues seraient responsables de 47 % des blessures en milieu industriel.

Une étude de l'administration des services en toxicomanie et en santé mentale (Substance Abuse and Mental Health Services Administration SAMHSA) aux États-Unis a démontré en 2000 que les mineurs sont parmi les travailleurs qui ont les plus hauts taux de consommation de drogue et d'alcool.

Les entreprises et les syndicats s'entendent par contre pour dire que la consommation de drogue dans le secteur minier n'est pas problématique.

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Ontario