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Un nombre croissant de plaintes contre les chauffeurs de taxi d'Halifax

Les plaintes de plus en plus nombreuses contre les chauffeurs de taxi d'Halifax

Les plaintes de plus en plus nombreuses contre les chauffeurs de taxi d'Halifax

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les plaintes ont doublé contre les chauffeurs de taxi à Halifax. On les accuse de couper la route aux automobilistes, de jurer, de montrer le doigt d'honneur, de refuser de faire monter des gens à bord et même de faire des propositions sexuelles.

Près de 500 plaintes ont été enregistrées dans la ville entre juillet 2012 et juillet 2015. Le contenu de ces plaintes a été obtenu par le réseau CBC grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Parmi elles, 154 impliquent les chauffeurs des entreprises Bob's Taxi et Blue Bell Taxi. Casino Taxi, la plus importante des entreprises de taxi, et Yellow Cab ont reçu respectivement 94 et 87 plaintes. Satellite Taxi a quant à elle reçu 47 plaintes d'usagers de son service.

Disputes sur les tarifs et comportement agressif

La plupart des plaintes découlent de disputes sur les tarifs, du comportement agressif des chauffeurs et de leur façon de conduire,

« Un de leurs taxis a omis de faire son arrêt obligatoire, a heurté une autre voiture et m'a obligée à faire une manoeuvre de dernière seconde pour éviter de me retrouver dans le fossé », raconte Cindy Howell, à propos d'un incident impliquant un chauffeur de Bob's Taxi, en 2014.

Elle accuse aussi un chauffeur de la même entreprise de lui avoir facturé le double du tarif pour le trajet entre Dartmouth et Dartmouth Crossing. D'autres plaintes sont plus déconcertantes.

En 2014, un chauffeur de l'entreprise Satellite Taxi a été accusé d'avoir offert 140 $ à des passagères en échange d'une fellation. Selon la plainte reçue, le chauffeur aurait répété sa demande à plusieurs reprises durant le même trajet, allant jusqu'à ouvrir son portefeuille pour montrer son argent. Il s'avère que le reçu du chauffeur pour cette course comportait un numéro de voiture qui n'existait pas.

Gilbert Dib, propriétaire de Satellite Taxi, affirme que son entreprise enquête sur l'incident, mais il est convaincu que ce n'est pas un de ses chauffeurs qui est en cause.

« Je pense que la voiture, dans ce cas, appartenait à une autre compagnie. C'est facile de photocopier un de nos reçus et d'y inscrire ensuite un faux numéro d'identité de véhicule », dit-il.

Un porte-parole de la GRC souligne qu'un dossier a été ouvert, mais que l'enquête stagne, car la présumée victime n'a pas témoigné, malgré de multiples efforts des autorités pour obtenir ses propos.

Kevin Hindle, coordonnateur régional pour l'obtention de permis, déclare que 80 % des plaintes sont révisées par un enquêteur. Près du quart d'entre elles mènent à des mesures disciplinaires.

« Cela va d'une révocation du permis de conduire un taxi à la suspension du chauffeur fautif ou à une amende », dit-il.

Il ajoute que toutes les plaintes à caractère sexuel sont transmises à la police. Une cliente de Casino Taxi raconte qu'un chauffeur a commencé à masser le dos et le cou d'autres passagères.

Brian Herman, président de l'entreprise, ne se souvient pas d'une plainte à ce propos, mais soutient que la politique de Casino Taxi est claire.

« Aucun chauffeur de taxi, sous aucune circonstance, ne peut toucher à un passager, à moins que ce dernier demande de l'assistance. Il serait suspendu immédiatement. »

L'entreprise, qui compte 380 véhicules, a renvoyé de 5 à 10 chauffeurs pour diverses raisons, au cours des trois dernières années.

Agression sexuelle

Au mois de mai dernier, un chauffeur de Bob's Taxi a été accusé d'avoir agressé sexuellement une passagère de 26 ans dans son véhicule. Bassam Aladin Airawi avait été suspendu en attendant sa comparution en cour. Cependant, un comité d'appel a fait renverser sa suspension et l'homme est de retour derrière le volant d'un taxi, mais selon certaines conditions.

Il peut seulement conduire entre 6 h et 18 h et doit avoir une caméra à l'intérieur de sa voiture. Les images enregistrées peuvent uniquement être vues par la police.

Kevin Hindle souligne qu'une des raisons qui font en sorte que le nombre de plaintes a doublé ces dernières années est que les usagers peuvent maintenant composer le 311 pour déposer une plainte.

Dave Buffet, président de l'Association des chauffeurs de taxi d'Halifax, laisse entendre que ses membres donnent maintenant des cartes professionneles aux usagers du taxi, en les encourageant à téléphoner au 311 en cas de mauvaise expérience.

« Nous voulons que les gens notent bien l'identité du chauffeur et du véhicule et qu'ils expliquent leurs préoccupations. »

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