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La qualité du français est un enjeu de la société, estiment les enseignants

Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick

Les membres de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick réunis à Fredericton, samedi, dans le cadre d'un colloque.

Photo : ICI Radio-Canada/Fanny Samson

Radio-Canada

Les enseignants francophones du Nouveau-Brunswick réunis dans un colloque à Fredericton affirment que les membres de leur profession ne sont pas les seuls ayant la responsabilité d'assurer la qualité du français en Acadie.

Dans une entrevue accordée cette semaine à Radio-Canada Acadie, l'ancien juge de la Cour suprême Michel Bastarache a affirmé que le nouveau défi en éducation dans les régions minoritaires est la qualité du français, et que cela repose sur les enseignants et l'éducation qu'ils offrent.

Nos écoles devraient justement produire des élèves qui sont vraiment compétents dans la langue française. Il faut maintenant mettre un effort soutenu pour améliorer la qualité des programmes et surtout améliorer la qualité de la langue parce que finalement l'Article 23 [de la Charte canadienne des droits et libertés] est là pour une raison: C'est pour sauver la langue, mais pas une langue abatardisée.

Michel Bastarache

Selon les enseignants, c'est avant tout un enjeu de société.

Il n'a pas tort. Évidemment, la qualité de la langue passe par la qualité des enseignants, mais c'est quand même tout un système qu'on doit regarder parce que c'est toute la communauté qui peut prendre en place.

Marc Arseneau, président de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick

« La qualité de la langue, c'est important pas seulement en milieu minoritaire, mais aussi majoritaire. La qualité de la langue, c'est quelque chose dont on doit se préoccuper. Je pense que la société acadienne se préoccupe de ça avec la politique d'aménagement linguistique. C'est l'outil dont on avait besoin comme société », ajoute Yves Doucet, enseignant à l'école L'Odyssée.

La politique d'aménagement linguistique et culturelle est le thème principal de ce colloque de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. Environ 200 intervenants y discutent de la mise en oeuvre de cette politique qui vise aussi à améliorer la qualité de la langue.

Le ministre de l'Éducation, Serge Rousselle, ne cache pas que les enseignants jouent un rôle fondamental, mais comme ces derniers il croit que c'est la responsabilité de tous.

« C'est sûr que nos enseignants ont un rôle fondamental à jouer. Le français en milieu minoritaire, il y a un devoir, une responsabilité encore plus importante parce qu'on fait face à des défis importants. Donc, dans ce contexte, oui nos enseignants, mais toute la communauté. On a tous un rôle à jouer », estime le ministre Rousselle.

Depuis l'automne 2010, la réussite du test de compétences langagières en français est requise pour tous les futurs enseignants.

Gino LeBlanc, l'un des responsables de l'élaboration d'un plan d'éducation provincial de dix ans, croit que la Faculté d'éducation de l'Université de Moncton est très consciente de l'importance de la langue.

« Je pense que la Faculté d'éducation de Moncton est très consciente de la qualité des enseignants qui aspirent à être enseignants, et la qualité du français est une priorité. Il n'y a pas de doute là-dessus », indique Gino LeBlanc.

« Étant étudiant à la Faculté d'éducation de l'Université de Moncton, je peux dire que les cours de français ont de hautes exigences. Les enseignants ont un rôle à jouer dans tout ça et c'est aussi un rôle dans la communauté, dans la famille », ajoute Marc-André LeBlanc, président de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick.

La politique d'aménagement linguistique et culturelle est une partie du plan d'éducation du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Un nouveau plan sur dix ans sera rédigé une fois les recommandations remises au gouvernement, au printemps 2016.

D'après un reportage de Fanny Samson

Éducation

Société