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Une grande chef contredit la police de Winnipeg sur les « bonnes relations »

Sheila North-Wilson, gran jefe de las Primeras Naciones Keewatinowi Okimakanak de Manitoba

Photo : CBC

Radio-Canada

La grande chef des Premières Nations du Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Sheila North Wilson, dit que les relations entre la police de Winnipeg et les citoyens autochtones de la capitale ne sont pas aussi bonnes que la police fait entendre. Elle affirme avoir elle-même été victime de discrimination systématique de la part d'un policier.

La révélation arrive à la suite d'une déclaration de la police de Winnipeg en réaction à une enquête de Radio-Canada sur les policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or qui sont soupçonnés d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir à l'endroit de femmes autochtones de la région.

Le sergent-chef de l'unité des relations avec la communauté de la police de Winnipeg, Andy Golebioski, a affirmé en entrevue avec Radio-Canada que la relation entre les policiers et les Autochtones à Winnipeg est « plutôt bonne » et qu'ils « travaillent main dans la main avec plusieurs membres de la communauté autochtone ».

Je ne sais pas d'où ils obtiennent leurs informations ou quelle est leur définition d'une "bonne relation".

Sheila North Wilson, grande chef des Premières Nations du Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO)

Sheila North Wilson admet qu'il y a eu beaucoup de progrès au cours des dernières années, mais que les relations entres policiers et Autochtones demeurent tendues dans la capitale manitobaine. « J'entends souvent parler de problèmes et les tensions persistent, » dit-elle.

Elle affirme qu'elle a dû déposer une plainte à l'égard d'un policier de Winnipeg avant d'être élue grande chef, alors qu'elle était journaliste à CTV. Sheila North Wilson dit que l'agent la traitait différemment des autres journalistes à cause de son héritage autochtone. « Chaque fois que j'avais à faire avec cet agent, il me traitait avec mépris et irrespect sans aucune provocation de ma part, raconte-t-elle. Il disait que j'étais biaisée quand j'essayais tout simplement de faire mon travail avec professionalisme. »

Sheila North Wilson dit que la police de Winnipeg n'a jamais donné suite à sa plainte et qu'elle a l'intention de la relancer auprès du chef du service de police, Devon Clunis, dans le but d'encourager plus de discussions sur les problèmes liés au racisme au sein de la police.

Avec les informations de Michel Saba

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