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Élèves en difficulté : le privé à la rescousse

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La fondatrice de Tutorat Saguenay, Cynthia Tanguay, et Émy Villeneuve

La fondatrice de Tutorat Saguenay, Cynthia Tanguay, et Émy Villeneuve

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De plus en plus de parents, dont les enfants éprouvent des difficultés scolaires, se tournent vers l'enseignement privé à domicile pour améliorer la situation. Plusieurs entrepreneurs se lancent en affaires pour offrir un tel service.

Un texte de Mireille ChayerTwitterCourriel

C'est le cas de Cynthia Tanguay qui a fondé Tutorat Saguenay, il y a un an. Enseignante de formation alors fraîchement débarquée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle n'arrivait pas à trouver d'emploi dans son domaine.

Elle avait déjà entendu parler d'enseignement à domicile et elle sentait qu'il y avait un besoin dans la région. En septembre 2014, lors de la fondation de son entreprise, elle embauchait quatre enseignants et venait ainsi en aide à une trentaine d'élèves.

Depuis, Tutorat Saguenay connaît une ascension fulgurante. L'entreprise emploie maintenant 22 personnes et le nombre d'élèves a quadruplé.

Les parents veulent un enseignement complémentaire à celui de l'école. Ils sont conscients que les enseignants en classe ne peuvent pas faire un enseignement individualisé avec leur enfant, donc ils nous appellent pour répondre aux questions des enfants.

Cynthia Tanguay, enseignante-fondatrice de Tutorat Saguenay

Besoins grandissants

Joanne Gagnon-Roy et Laurie VilleneuveAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joanne Gagnon-Roy et Laurie Villeneuve

Photo : Ici Radio-Canada

Loin de vouloir faire concurrence à l'école publique, Tutorat Saguenay, comme d'autres entreprises du genre au Québec, mise sur la collaboration entre les intervenants. Cynthia Tanguay est convaincue que les écoles font ce qu'elles peuvent, mais les compressions font mal.

À titre d'exemple, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay dispose d'environ 12 millions de dollars de moins qu'il y a cinq ans. Les services aux élèves sont maintenus, mais les conséquences sont inévitables.

« La tarte qu'on partageait l'année dernière avec un certain nombre d'élèves qui ont toujours des besoins puis qui sont encore là cette année, on la partage maintenant avec de nouveaux élèves. La tarte, c'est la même que l'année dernière. Si on la partage avec plus de monde, ça fait des plus petites portions », soutient la directrice des services éducatifs de la commission scolaire, Josée Gaudreault.

Une aide nécessaire pour Émy et Laurie

Émy et Laurie VilleneuveAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Émy et Laurie Villeneuve

Photo : Ici Radio-Canada

Émy et Laurie Villeneuve, toutes deux dyslexiques, avaient énormément de difficulté en classe et leurs parents étaient à bout de ressources l'an dernier.

« Étant donné que mes filles ne sont pas en échec scolaire, malheureusement, elles ne sont pas ciblées par les programmes d'aide à l'école. Elles ont certains services, mais un service qui va être fait en groupe bien souvent. Mes enfants avaient besoin de plus que ça », explique leur mère, Julie Desgagné.

Pour régler le problème, son conjoint et elle se sont tournés vers le privé. En un an, ils ont payé environ 2000 $ pour que leurs enfants suivent des cours une fois par semaine avec Tutorat Saguenay. Les changements ne se sont pas fait attendre.

« En lecture puis en mathématiques, souvent, je ne comprenais rien. Je ne comprenais rien, rien, rien. Elle m'a donné des trucs, puis, mettons j'avais genre 65 et ç'a monté à 75. Je passais mon année », raconte Émy Villeneuve.

Sa grande sœur abonde dans le même sens. Les notes de Laurie ne cessent de grimper et il lui arrive même parfois de donner des trucs à ses amis afin de les aider.

Des fois, je comprends beaucoup mieux avec madame Joanne qu'avec mon professeur. Elle explique d'une autre manière, ça fait que je prends sa manière ou bien la manière du professeur, puis c'est sûr que ça fait des changements.

Laurie Villeneuve

Pour les parents de Laurie et Émy, il n'y a pas de doute, le jeu en vaut la chandelle.

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