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Racisme en N.-É. : des étudiants internationaux songent à quitter la province

Université Dalhousie
Des étudiants de l'Université Dalhousie Photo: CBC
Radio-Canada

Un étudiant international de l'Université Dalhousie, à Halifax, affirme qu'il en a assez des commentaires racistes qu'il entend à gauche et à droite dans la communauté. Il songe même à quitter la Nouvelle-Écosse.

L'étudiant s'est confié au réseau anglais de Radio-Canada de façon anonyme parce qu'il craint les répercussions de ses paroles.

Il se rappelle un incident en particulier : un passant s'est moqué de ses chaussures. « Le gars m'a dit derrière mon dos de retourner en Inde! »

« Si ce n'était arrivé qu'une fois, je n'en parlerais même pas. Mais c'est arrivé quatre ou cinq fois. »

Cet étudiant en informatique habite Halifax depuis un an et demi. Depuis qu'il est arrivé, dit-il, il a été la cible de moqueries, de gestes hostiles et même d'insultes, en particulier pendant le défilé de la fête du Canada. Les paroles et les gestes blessants viennent de personnes de tous les âges, précise-t-il.

Même s'il dit adorer la ville d'Halifax, il songe à chercher un emploi en Ontario lorsqu'il recevra son diplôme.

Des commentaires courants

Le président de l'Association des étudiants internationaux de l'Université Dalhousie, Amr ElKhashab, affirme que l'expérience de cet étudiant n'est pas unique. Il a des amis au Cap-Breton qui ont décidé de quitter la province à cause du racisme quotidien auquel ils faisaient face.

Même si les commentaires viennent souvent de personnes jeunes ou en état d'ébriété, il peut citer au moins deux cas où ils sont venus d'aînés.

Arm ElKashab, président de l'Association des étudiants internationaux de l'Université Dalhousie, à HalifaxArm ElKashab, président de l'Association des étudiants internationaux de l'Université Dalhousie, à Halifax Photo : CBC/Carolyn Ray

Les Néo-Écossais doivent comprendre, dit-il, que les étudiants internationaux peuvent être un atout majeur. « Lorsqu'ils entendent ces commentaires, ils ne se sentent pas les bienvenus. Ils n'ont pas envie de rester après leurs études. C'est mauvais pour la prospérité à long terme de la province. »

Les étudiants de l'étranger, ajoute-t-il, ont suffisamment d'autres difficultés, comme le financement de leurs études, sans avoir à faire face, en plus, au racisme des Néo-Écossais.

Néanmoins, Amr ElKhashab, qui a grandi en Égypte, a l'intention de rester en Nouvelle-Écosse après ses études.

« Il y a beaucoup de gens extraordinaires ici, la plupart des gens [...] font preuve d'une grande ouverture d'esprit face aux étudiants internationaux. Un commentaire raciste de temps en temps n'est pas suffisant pour me faire changer d'idée », dit-il.

Les étudiants internationaux composent 14 % de la population étudiante de l'Université Dalhousie.

Une porte-parole de l'université, Janet Bryson, encourage ceux qui ont fait face à du racisme à faire appel à différents services de soutien au centre international de l'université.

Avec les informations de CBC

Acadie

Société