•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Femmes autochtones : « Êtes-vous prêts à nous écouter? »

Penelope Guay souligne que de nombreuses femmes autochtones vivent avec de douloureux secrets.

Penelope Guay souligne que de nombreuses femmes autochtones vivent avec de douloureux secrets.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La directrice de la Maison communautaire Missinak, Pénélope Guay, salue le courage des femmes autochtones de Val-d'Or qui ont brisé le silence sur la violence dont elles prétendent avoir été victimes, et espère que celles-ci seront véritablement entendues.

Mme Guay, dont la maison de Québec héberge des femmes autochtones de toute la province, souligne que bien que très troublantes, les situations décrites par ces femmes à l'émission Enquête ne sont malheureusement pas isolées au Québec.

« J'en entends de ces histoires-là ici aussi. C'est sûr que ça nous touche, ça nous dérange toujours quand une femme est victime d'intimidation, de violence, mais c'est la réalité. »

Ayant elle-même souffert de violence, la directrice est heureuse que des femmes soient aujourd'hui sorties de l'ombre, et souhaite que l'attention suscitée mène à la création d'une commission d'enquête. D'autres femmes pourront ainsi être entendues pour qu'enfin cessent les violences à leur égard, dit-elle.

« On est prêtes à en parler, nous. Êtes-vous prêts à nous écouter? Est-ce que vous êtes prêts à écouter ce qu'on a à vous dire et aussi essayer de trouver des solutions? »

— Une citation de  Pénélope Guay

Mme Guay souligne que des solutions existent déjà, mais que l'argent n'est pas au rendez-vous, notamment pour soutenir la création de maisons pour femmes autochtones près de leurs communautés.

« Ça prend des maisons pour les femmes autochtones qui parlent la langue, la culture est différente. [...] Quand on parle la langue atikamekw, quand on parle la langue innue, c'est différent, quand on parle de nos émotions », dit-elle.

Elle rappelle par ailleurs que de nombreuses voix réclament depuis 10 ans une commission d'enquête nationale sur les femmes disparues, qu'elles considèrent comme un phénomène sociologique. Mme Guay espère que les nouveaux témoignages entendus feront bouger les choses.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !