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GRC du Manitoba : un manque de personnel se fait lourdement sentir

En date du 1er avril, il existait 36 postes vacants à pourvoir au Manitoba, selon des documents obtenus par Radio-Canada.

En date du 1er avril, il existait 36 postes vacants à pourvoir au Manitoba, selon des documents obtenus par Radio-Canada.

Photo : Joanne Levasseur/CBC

Radio-Canada

Des documents internes obtenus par Radio-Canada en vertu de la Loi sur l'accès à l'information révèlent que les niveaux de dotation de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont baissé au cours des deux dernières années, alors que le nombre de postes vacants continue de croître.

Le sergent d'état-major Scott Bird explique que pour maintenir la sécurité et l'ordre publics, les agents de la GRC sont déplacés d'un détachement à un autre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le sergent d'état-major Scott Bird explique que pour maintenir la sécurité et l'ordre publics, les agents de la GRC sont déplacés de détachement en détachement.

Photo : Gary Solilak/CBC

Entre 2013 et 2015, le complément de personnel de la GRC du Manitoba a diminué de 27 postes. En plus, au 1er avril dernier, la GRC du Manitoba comptait toujours 36 vacances à pourvoir.

Par conséquent, les agents de la police doivent faire plus d'heures supplémentaires et rester de garde plus souvent, explique le représentant des relations fonctionnelles de la division manitobaine, le sergent d'état-major Scott Bird. En outre, les employés ont moins de jours de congé.

Je ne crois pas qu'il y ait une incidence négative sur la sécurité publique, car nous avons une équipe de gens des plus dévoués et ils prennent de plus en plus de responsabilités et d'initiatives. Mais ils se fatiguent. C'est vrai qu'ils sont fatigués et que parfois, ils doivent travailler plus qu'ils ne le souhaitent.

Scott Bird, sergent d'état-major de la GRC

Pourtant, le porte-parole de l'Association professionnelle de la police montée du Canada (APPMC) n'est pas du tout d'accord. Rob Creasser souligne qu'il s'agit d'un problème d'envergure nationale qui compromet sérieusement la sécurité publique et met en péril la vie des policiers.

« Il suffirait d'un seul incident pour changer à jamais les vies des résidents d'une communauté. J'arrive tout justement de Moncton, où je parlais avec leurs agents. Je ne pense pas que le public sache à quel point la GRC manque de ressources », ajoute-t-il.

Le 4 juin 2014, Justin Bourque, un jeune homme de 24 ans, a abattu trois agents de la GRC et en a blessé deux autres à Moncton. En mars, le jeune Monctonien a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 75 ans.

Les documents obtenus par Radio-Canada/CBC démontrent que la GRC compte plus de 1100 postes vacants à travers le pays.

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