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Le septembre le plus chaud de l'histoire de notre planète

Lutter contre la chaleur

Lutter contre la chaleur

Photo : Guy Gingras

La Presse canadienne

Le mois de septembre 2015 aura été le plus chaud septembre de l'histoire de notre planète,  le septième record de chaleur mensuel enregistré cette année.

Selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), la moyenne de la température globale s'est maintenue à 15,9 degrés Celsius en septembre, ce qui surpasse le record établi en 2014.

Sept des neuf mois de l'année 2015 ont battu successivement des sommets mensuels, ce qui place 2015 à égalité avec l'année 1998 pour le nombre de mois lors desquels des records ont été établis.

Il s'agit du début d'année le plus chaud de l'histoire. Cette année, seulement les mois de janvier et d'avril n'ont pas été plus chauds que les sommets enregistrés depuis 1880.

Les scientifiques estiment que l'activité humaine et le phénomène climatique El Nino sont les grands responsables du réchauffement climatique.

La scientifique Jessica Blunden a indiqué que la fin de l'année devrait être exceptionnellement froide, ce qui est improbable selon elle, pour ne pas surpasser le record de chaleur pour toute l'année 2015 comparativement à 2014.

Les coûts du réchauffement

Par ailleurs, selon une nouvelle étude présentée dans la revue Nature, chaque degré de température en hausse entraîne des conséquences économiques dans les deux tiers des pays de la planète et accroît l'écart de richesse entre les pays du Nord et du Sud.

Si le réchauffement climatique se poursuit à ce rythme, les revenus moyens mondiaux fléchiront de 23 % d'ici la fin du siècle, selon le rapport publié mercredi.

Certains pays comme le Canada, la Russie et la Mongolie bénéficieraient économiquement de la hausse des températures et une bonne partie de l'Europe se porterait un peu mieux, alors que les États-Unis et la Chine subiraient des conséquences plutôt négatives. En revanche, pratiquement toute l'Afrique, l'Asie, l'Amérique du Sud et le Moyen-Orient subiraient des effets dévastateurs.

Le réchauffement climatique contribue à dévaluer tout l'immobilier du sud des États-Unis et à rendre toute la planète moins productive. Les changements climatiques représentent un transfert de valeur des régions plus chaudes vers les régions plus froides du monde.

un des auteurs de l'étude, Solomon Hsiang, économiste et professeur en politiques publiques de l'Université de Californie à Berkeley

Le principal auteur, Marshall Burke, un chercheur de l'Université Stanford, et M. Hsiang ont examiné les données économiques de 160 pays sur 50 ans.

Richard Tol, un économiste à l'Université de Sussex, au Royaume-Uni, a rejeté les résultats de ses collègues, arguant que la « relation hypothétique » entre le réchauffement et les données économiques était « sans fondement ».

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