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Partenariat transpacifique : le PLC et le NPD réclament de la transparence

Photo du Port de Vancouver.

Selon le ministre britanno-colombien des Finances, Mike de Jong, le secteur des exports très varié a contribué à la croissance de la province.

Photo : Darryl Dyck/Canadian Press

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Craignant une ruse du Parti conservateur, libéraux et néo-démocrates ont refusé de participer à une séance d'information sur le Partenariat transpacifique (PTP) conclu la semaine dernière entre le Canada et 11 autres pays.

L'offre, qui a été sitôt présentée, sitôt rejetée, énonçait clairement que le texte de l'entente ne serait pas publié avant les élections de lundi prochain.

Pourtant, le ministre du Commerce Ed Fast avait promis que les Canadiens pourraient prendre connaissance du texte avant cette date.

« Les 12 pays continuent de travailler là-dessus. Nous avons publié des résumés détaillés, des résumés détaillés des secteurs. Nous publierons le texte dès qu'il sera disponible », a déclaré le premier ministre Stephen Harper.

M. Harper a rappelé que plusieurs résumés détaillés de l'accord avaient été fournis et que les représentants des secteurs touchés par les changements avaient été informés des clauses les concernant. Il a réitéré que le PTP avait été accueilli favorablement par les industries canadiennes.

La transparence d'abord

Les partis d'opposition se sont défendus d'avoir décliné la proposition du gouvernement conservateur.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair a affirmé qu'il ne pouvait pas accepter d'assister à une « séance d'information privée » sans en révéler davantage aux Canadiens.

Il a accusé le ministre de ne pas respecter sa promesse de rendre publique l'entente.

« N'ayant pas respecté sa promesse, il a manqué d'ouverture et de transparence. Les seuls détails dont les Canadiens ont pu prendre connaissance découlaient de fuites médiatiques et des efforts gouvernementaux pour vendre l'accord », a regretté le chef néo-démocrate.

Dans une lettre adressée au premier ministre Harper, le candidat libéral John McCallum a qualifié la démarche conservatrice de « stratagème politique ».

« L'obligation de signer une entente de confidentialité et de conserver l'information ''sous embargo'' ne correspond pas à la norme élevée de transparence du Parti libéral du Canada », a-t-il écrit.

De plus, selon M. McCallum, il aurait été impossible d'effectuer une analyse sérieuse d'un accord de plus de 1500 pages en seulement 90 minutes.

« En raison de votre manque constant de transparence et de votre refus d'être franc avec la population canadienne, nous ne prendrons pas part à vos joutes politiques », a-t-il ajouté.

Les libéraux ont partagé une copie d'une invitation par courriel que le parti a reçue un peu avant 13 h, jeudi, du Bureau du conseil privé (BCP), l'organisation bureaucratique du Bureau du premier ministre.

Le BCP les a convoqués pour une « séance d'information technique, section par section » du PTP, ce vendredi.

Un porte-parole du ministre Fast a refusé de commenter la nouvelle.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a affirmé qu'il ne se sentirait pas contraint de respecter l'entente s'il était élu premier ministre, alors que le libéral Justin Trudeau a incité le gouvernement à faire preuve de plus de transparence.

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