•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Commission sur la fracturation hydraulique s'arrête dans le comté de Kent

Manifestation

Des manifestants à proximité de la route 126

Photo : Nadia Gaudreau/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de la Commission sur la fracturation hydraulique au Nouveau-Brunswick ont rencontré différents groupes citoyens lors de leur passage à Richibucto jeudi, pour parler du moratoire sur le gaz de schiste.

Cette série de rencontres se déroule à quelques kilomètres à peine de l'endroit où a lieu l'accrochage entre la GRC et des opposants au gaz de schiste en octobre 2013.

La Commission a entendu des écologistes et des membres de premières nations qui intentent une poursuite en justice contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et la compagnie SWN Resources.

Les membres de la Commission sur le gaz de schiste du Nouveau-Brunswick a rencontré des résidents du comté de Kent.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les membres de la Commission sur le gaz de schiste du Nouveau-Brunswick a rencontré des résidents du comté de Kent.

Photo : ICI Radio-Canada

Après la rencontre d'une heure, qui s'est déroulée loin des caméras, la porte-parole des plaignants contre SWN Resources, Willi Nolan, a déclaré qu'elle demandait un moratoire permanent sur la fracturation hydraulique.

« Chaque fois qu'on s'exprime comme personnes avec des droits, on fait une différence. La planète entière regarde ce qui se passera au Nouveau-Brunswick avec la fracturation hydraulique », a-t-elle déclaré.

En après-midi, des groupes qui ont mené de front la bataille contre la fracturation hydraulique dans le comté de Kent ont plaidé contre l'exploitation du gaz de schiste.

Certains ont même remis en question l'objectivité du commissaire John McLaughlin à qui ils reprochent d'avoir écrit un texte favorable à la fracturation hydraulique.

Mais, les opposants demandent surtout la tenue d'une grande réunion publique pour parler des effets possibles de la fracturation dans la région.

Marc LégerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Léger

Photo : ICI Radio-Canada

« On a 60 % d'analphabétisme. Donc, ce ne sont pas des gens qui vont écrire un mémoire qui vont envoyer des choses sur l'Internet, et donc, de prendre compte de ça. Une suggestion c'était de faire une ou deux rencontres publiques avec des gens qui seraient intéressés », affirme la porte-parole du groupe Notre environnement, notre choix.

Le commissaire Marc Léger réplique que tous les mémoires et les procès verbaux des rencontres seront placés sur le site web de la commission et que les gens sont libres de communiquer avec la commission.

« Pour le moment, il n'y a pas de réunion publique de prévue. Jusqu'à maintenant, ça marche, les gens qui veulent nous rencontrer, on n'a refusé personne jusqu'à maintenant. Comme vous savez la fracturation hydraulique c'est un sujet qui est complexe, où il y a des points de vue très différents et puis jusqu'à maintenant, je trouve que nous avons un dialogue positif et respectueux avec tous les gens », affirme M. Léger.

Plus tard en soirée, jeudi, la Commission des services régionaux de Kent a rencontré les commissaires.

La Commission sera à Saint-Jean le 26 octobre et à Moncton le 27 octobre. La Commission doit déterminer si les cinq conditions pour lever le moratoire sur la fracturation hydraulique sont respectées.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie