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  • Exclusif
  • Rino Volpé réclame 1,3 million $ au gouvernement du N.-B.

    Radio-Canada

    L'ancien président-directeur général du Réseau de santé Vitalité réclame 1 279 132 $ au gouvernement du Nouveau-Brunswick en dommages-intérêts pour congédiement injustifié.

    Un texte de Nicolas Steinbach et d'Antoine Trépanier

    Radio-Canada a obtenu les documents déposés par les avocats de Rino Volpé en Cour du Banc de la Reine à Moncton. M. Volpé a occupé le poste de président-directeur général du Réseau de santé Vitalité du 1er février 2013 au 21 novembre 2014.

    Il a été congédié six semaines après l'assermentation du nouveau ministre de la santé libéral, Victor Boudreau, sans aucune indemnité, pour avoir « violé les modalités de son contrat d'emploi ».

    Dans le contrat qu'il a signé avec la province, il est précisé que l'employeur devait dédommager M. Volpé s'il mettait fin à son contrat.

    Vous avez violé les modalités de votre contrat d'emploi.

    Extrait de la lettre de renvoi signé par le ministre Victor Boudreau

    EN BREF : 

    • Salaire de Rino Volpé - 350 000 $/année
    • Paye toutes les deux semaines - 13 461,53 $
    • M. Volpé réclame des dommages-intérêts particuliers - 779 132 $
    • Dommages-intérêts, aggravés, exemplaires et/ou punitifs - 500 000 $

    Total des réclamations - 1 279 132 $

    Dans un affidavit dont nous avons obtenu copie, M. Volpé affirme que son congédiement lui a causé des préjudices, raison pour laquelle il réclame près de 1,3 million de dollars.

    Il précise que son congédiement lui a occasionné une perte de revenu et de ses avantages sociaux, notamment.

    « Suite à mon congédiement, j'ai dû remplacer ces assurances par des assurances privées au coût de 6430 $ par année en primes pour une couverture qui est moins généreuse », peut-on lire dans les documents présentés en cour.

    Rino Volpé poursuit le gouvernement du Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    Rino Volpé poursuit le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

    Photo : ICI Radio-Canada/Antoine Trépanier

    M. Volpé réitère que les allégations de la province sont fausses lorsqu'elle l'accuse notamment d'avoir refusé de collaborer avec les intervenants régionaux.

    Il précise qu'il avait l'appui de son conseil d'administration pour les décisions qu'il a prises, des décisions qui ont mené à une rationalisation. Il indique également que, malgré les allégations de la province, il a continué de travailler avec les différents paliers de gouvernement après l'élection d'un gouvernement libéral provincial. M. Volpé maintient également qu'il n'a jamais rompu son contrat avec la province.

    « Pendant toute la durée de mon mandat, je n'ai jamais négligé ou refusé de m'acquitter de mes responsabilités en vertu du contrat d'emploi [ni] été coupable de fautes professionnelles ou de négligence dans l'acquittement de mes responsabilités », se défend M. Volpé dans l'affidavit signé le 2 octobre 2015.

    Toutes les allégations énoncées contre moi pour tenter de justifier mon congédiement sont sans fondement.

    Extrait de l'affidavit de Rino Volpé

    Les avocats de la firme Caza Saikaley ont déposé 739 pages de documents en cour.

    Plusieurs d'entre elles sont des échanges avec l'ex-ministre de la Santé Hugh Flemming, des rapports du PDG et plusieurs affidavits qui témoignent du travail de Rino Volpé.

    Rappelons que M. Volpé avait été engagé par l'ancien gouvernement progressiste-conservateur pour faire le grand ménage au sein du réseau de santé francophone, il avait lancé un exercice de compression des effectifs.

    Le gouvernement progressiste-conservateur avait également nommé John McGarry à la tête du Réseau de santé Horizon, la régie anglophone. M. McGarry est toujours en fonction.

    Le ministère de la Santé a refusé de commenter cette affaire. Le porte-parole du ministère, Bruce MacFarlane, a déclaré par courriel que « cette affaire est devant les tribunaux et nous ne pouvons pas commenter ». 

    Acadie

    Politique