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La Turquie hausse le ton à la frontière syrienne

A Turkish Air Force AS-532AL Cougar helicopter takes off from Incirlik airbase in the southern city of Adana, Turkey, July 27, 2015. Kurdish fighters in northern Syria accused the Turkish army of shelling their positions on Monday, highlighting the precarious path Ankara is treading as it simultaneously battles Islamic State in Syria and Kurdish insurgents in Iraq. Long a reluctant member of the U.S.-led coalition against Islamic State, Turkey last week made a dramatic turnaround by granting the

Photo : ? Murad Sezer / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Turquie ne tolérera pas que les Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde de Syrie, franchissent l'Euphrate pour prendre position près de sa frontière et en a averti les États-Unis comme la Russie, ont annoncé deux membres de l'administration ayant requis l'anonymat.

« C'est clair et net pour nous et nous ne plaisantons pas avec cela », a dit l'un d'eux.

Ankara craint que la progression des YPG, branche militaire du Parti de l'Union démocratique (PYD), le long des 900 kilomètres de sa frontière avec la Syrie n'attise les velléités séparatistes de sa propre minorité kurde.

Or, les États-Unis les considèrent comme leur partenaire militaire le plus fiable dans la lutte contre les djihadistes du groupe armé État islamique (EI).

État islamique, le règne de la terreur

Soupçons de terrorisme

Les autorités turques soupçonnent également la Russie, dont l'aviation intervient en Syrie depuis deux semaines, de soutenir les YPG et le PYD.

« Le PYD s'est dernièrement rapproché à la fois des États-Unis et de la Russie. Nous considérons le PYD comme une organisation terroriste et nous voulons que tous les pays réfléchissent aux conséquences de leur coopération. »

— Une citation de  Un haut fonctionnaire turc

« Avec le soutien de la Russie, le PYD tente de s'emparer d'un secteur situé entre Djarablous et Azaz pour progresser vers l'ouest en direction de l'Euphrate. Nous ne l'accepterons jamais », a-t-il poursuivi, ajoutant que Washington, Moscou et l'Union européenne en avaient été informés.

Dans le cadre de la « guerre synchronisée » lancée en juillet, l'armée turque bombarde les positions des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak et celles du groupe armé État islamique, mais s'en prendre aux Kurdes de Syrie la mettrait aux prises avec la Russie et les États-Unis.

Les YPG ont annoncé lundi la formation avec divers groupes arabes syriens d'une alliance militaire baptisée Forces démocratiques de Syrie et l'armée américaine aurait parachuté le même jour des munitions de petit calibre pour soutenir les insurgés syriens qui combattent l'EI.

La Turquie accuse les YPG de vouloir chasser les communautés arabe et turkmène du nord de la Syrie pour assurer une continuité territoriale kurde entre le nord de l'Irak, d'ores et déjà autonome, le nord de la Syrie et le sud-est de son propre territoire.

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