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Sauvegarde du patrimoine bâti : un défi pour les petites municipalités

Le couvent des Ursulines

Le couvent des Ursulines

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La gestion du patrimoine bâti est difficile pour les petites municipalités. Au Lac-Saint-Jean, l'exemple de Roberval est probant.

Un texte de Mélanie PatryTwitterCourriel

Le couvent des Ursulines

Abandonné depuis qu'un incendie y a fait rage il y a 13 ans, le couvent des Ursulines attend toujours de nouveaux locataires.

À l'époque, Roberval avait acquis l'édifice pour la somme symbolique de 1 $. Elle paie depuis pour l'entretien du bâtiment qui aurait coûté jusqu'à maintenant plus d'un quart de million de dollars, selon le maire Guy Larouche.

Avec un budget de 16 millions de dollars, la Ville de Roberval n'a pas les moyens d'assumer seule le coût des rénovations.

« C'est 12 millions pour une ville de 10 000 habitants. Ça devient très difficile. Le mettre à terre et le reconstruire, ça coûterait moins cher. »

L'édifice du Claire-Fontaine

L'édifice du Claire-FontaineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'édifice du Claire-Fontaine

Photo : Ici Radio-Canada

Depuis que le centre de réadaptation a déménagé dans l'ancien monastère des Augustines, la menace d'une démolition plane sur l'ancien hôpital psychiatrique Claire-Fontaine.

L'édifice qui appartient au gouvernement du Québec est contaminé à l'amiante. Sa rénovation pourrait coûter 40 millions de dollars, alors que sa démolition coûterait six millions de dollars.

Roberval demande un sursis de deux ans au gouvernement, le temps de trouver un promoteur privé qui pourrait donner une seconde vie au bâtiment.

« Il faut arriver avec des projets qui sont réalistes et qui sont réalisables. On ne peut pas tout sauver à tout prix. »

— Une citation de  Guy Larouche

Patrimoine

Les membres de la Société d'histoire Domaine-du-Roy défendent tant bien que mal ces bâtiments riches en histoire. Conscient que les remettre en état peut être coûteux, Donald Bergeron croit qu'un bon projet, réalisé en partenariat avec le secteur privé et les gouvernements, peut assurer la pérennité de ces édifices.

« Il faut avoir une vision, c'est quoi qu'on veut faire avec. Si la municipalité ne le sait pas, n'a pas créé des orientations pour le bâtiment, l'entreprise privée ne peut pas faire de miracle », mentionne-t-il.

Le ministère de la Culture tient l'inventaire des bâtiments patrimoniaux, mais en reconnaît officiellement très peu, limitant ainsi son implication financière. Actuellement, une douzaine de bâtiments et de monuments de Roberval sont cités par le gouvernement, mais seul l'hôtel de ville est désigné lieu historique national.

L'hôtel de ville de RobervalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'hôtel de ville de Roberval

Photo : Ici Radio-Canada

Au-delà des règles de préservation, le ministère de la Culture devrait s'impliquer davantage pour la sauvegarde de ce patrimoine bâti, selon l'historienne Caroline Marcoux.

« Les règles sont là. Je pense qu'une fois que le bâtiment a été classé par le ministère de la Culture, il est classé, on ne peut plus intervenir comme on veut dessus. Par contre, est-ce que le ministère en fait suffisamment pour investir? Probablement pas. »

L'église Saint-Jean-de-Brébeuf de Roberval est un bel exemple de réappropriation des lieux. Un entrepreneur privé y investira un million de dollars et, en échange, la Ville y installera l'école de gymnastique d'ici quelques semaines.

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