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Une 2e saison pour les Lynx, une équipe pour enfants du spectre autistique

L'équipe des Lynx à l'aréna municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la Rive-Sud.
L'équipe des Lynx à l'aréna municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la Rive-Sud. Photo: Marie-France Bélanger

À l'aréna municipal de St-Jean-sur-Richelieu, une formation hors du commun vient d'amorcer sa deuxième saison. L'équipe des Lynx est composée uniquement de jeunes atteints d'autisme, à différents degrés.

Un reportage de Marie-France BélangerTwitterCourriel à Désautels le dimanche

Il s'agit d'un projet unique en Montérégie, et vraisemblablement au Québec. Une initiative utile, puisque l'intégration d'enfants autistes dans une équipe régulière peut s'avérer difficile ou même impossible.

Le petit Antoine Paquin, membre des Lynx depuis l'an passé, était visiblement heureux de retrouver ses coéquipiers. « J'aimais tellement ça l'an passé. Je voulais revenir. C'est une belle expérience que j'ai eue », explique-t-il. Antoine parle déjà de jouer dans l'équipe l'an prochain.

Karel Brossard et sa conjointe ont eu l'idée de mettre sur pied une telle équipe pour répondre aux besoins de leur fils Nathan. « Ici, c'est les coachs qui s'adaptent aux enfants, non les enfants qui s'adaptent aux coachs ».

Sur la glace, pas de compétition, pas de pression, et autant d'explications qu'il en faut pour amener les jeunes à bien saisir tous les rudiments du hockey. Au total, 9 entraîneurs s'activent auprès des 25 joueurs.

Karel Brossard et un joueur des Lynx.Karel Brossard et un joueur des Lynx. Photo : Marie-France Bélanger

Cette approche se veut bien différente des équipes régulières. Geneviève Duval, dont le fils Vincent est membre des Lynx pour une deuxième année, a les larmes aux yeux en parlant de cette initiative qui fait vivre aux enfants des moments magiques.

Son fils est sujet à des crises de colère sous l'effet de la pression. Mais, avec les Lynx, tout se passe bien parce qu'on met l'accent sur le plaisir de jouer et non sur la victoire.

De fiers parents regardent leurs enfants sur la glace.De fiers parents regardent leurs enfants sur la glace. Photo : Marie-France Bélanger

Le trouble de spectre autistique, aussi connu sous le nom de TSA, touche environ 1 % des nouvelles naissances, soit en moyenne trois à quatre garçons pour une fille, un chiffre en constante augmentation. Pour ces enfants, l'intégration à des activités sportives régulières est souvent difficile ou même impossible, en raison notamment de leur difficulté à interagir avec d'autres et à comprendre les notions de compétition.

Les Lynx comptent, cette année, 25 joueurs de 8 à 15 ans. C'est deux fois plus que l'an dernier. Les responsables espèrent maintenant que d'autres équipes du genre verront le jour dans la région, ou ailleurs au Québec.

Société