•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une compagnie de Calgary teste une nouvelle technologie de capture du carbone

Des travailleurs à l'usine-pilote de Carbon Engineering, à Squamish, en Colombie-Britannique.

Des travailleurs à l'usine-pilote de Carbon Engineering, à Squamish, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une entreprise de Calgary teste actuellement une nouvelle façon de capturer le carbone dans la communauté montagneuse de Squamish en Colombie-Britannique. Le procédé permet d'attraper le dioxyde de carbone dans l'air et de le transformer en énergie.

Une équipe dirigée par David Keith, un professeur reconnu de l'Université Harvard, vient d'y installer une usine construite et opérée par l'entreprise albertaine, Carbon Engineering.

L'usine de 9 millions de dollars permet de capturer environ 1 tonne de CO2 par jour. Le processus créé par David Keith est appuyé par divers investisseurs, dont le milliardaire de l'informatique Bill Gates.

Un vaste potentiel

Le nouveau procédé capture le C02 depuis mai à petite échelle, mais le but premier de l'expérience est de prouver que la technologie peut fonctionner à plus grande échelle et réussir à aspirer plus d'un million de tonnes par jour.

Adrian Corless, le président de Carbon Engineering affirme que « Même si l'usine est encore de petite taille, il s'agit d'un pas important, c'est la première fois qu'une technologie capture le C02 avec le potentiel d'avoir un impact significatif sur l'environnement ou le climat ».

Une ingénieure tient dans ses mains du carbonate de calcium.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une ingénieure tient dans ses mains du carbonate de calcium.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

L'usine fonctionne en bougeant de grands volumes d'air à travers une pièce d'équipement, où le C02 est absorbé par une solution liquide et ensuite transformé en carbonate de calcium. Le carbonate est ensuite chauffé à 800 ou 900 degrés Celsius et brisé, ce qui permet de relâcher du carbone pur.

Transformer le C02 en combustible

Une fois que l'usine-pilote sera en marche d'ici 2016 ou 2017, elle produira de 200 à 400 litres d'essence ou de diesel par jour. Le combustible pourrait éventuellement être utilisé pour les navires ou les avions. « La chose intéressante à propos de cette technologie est qu'il n'existe pas de limites pour son utilisation, on pourrait, en théorie, remplacer tous les combustibles fossiles utilisés pour les transports », indique Corless.

Un travailleur installe une pièce d'équipement à une usine-pilote de capture de carbone de Squamish, en Colombie-Britannique.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un travailleur installe une pièce d'équipement à une usine-pilote de capture de carbone de Squamish, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Pour la maire de Squamish, Patricia Heintzman, cette usine « pourrait réduire l'empreinte écologique et faire de sa municipalité un pôle pour les technologies vertes ». « C'est toujours génial de voir des gens innovants s'installer dans nos communautés. Ils sont notre avenir », ajoute-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !