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Harper prévoit des surplus durant quatre ans

Stephen Harper devant des partisans à Richmond, en Colombie-Britannique

Stephen Harper devant des partisans à Richmond, en Colombie-Britannique

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

À 10 jours de la fin de la campagne, le Parti conservateur a présenté sa plateforme et son cadre financier. Il propose une « modeste » augmentation des dépenses de 6,7 milliards de dollars sur quatre ans et prévoit des surplus chaque année.

Le Parti conservateur prévoit un excédent de 1,6 milliard de dollars l'année prochaine. Les surplus tombent à 1,4 milliard de dollars en 2017-18, puis à 947 millions en 2018-19, avant de grimper à 2,4 milliards en 2019-2020.

Le cadre financier des conservateurs se base sur les projections économiques du budget d'avril dernier, mais ces prévisions ont été revues à la baisse par le directeur parlementaire du budget, la Banque du Canada et les économistes du secteur privé.

En s'appuyant tout de même sur ces projections et pour financer les nouvelles dépenses annoncées en campagne, un gouvernement conservateur réélu prolongerait le gel des budgets de fonctionnement du gouvernement d'une autre année, ce qui générerait des économies de plus de 2 milliards de dollars sur 4 ans.

La moitié des nouvelles dépenses du Parti conservateur va au crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire, qui coûterait ultimement au fédéral 1,5 milliard de dollars sur quatre ans.

Le crédit d'impôt pour les ainés célibataire coûtera à lui seul 670 millions de dollars à terme.

Le Parti conservateur, qui propose de réduire les impôts et les charges sociales des PME, en plus de réduire les cotisations à l'assurance-emploi notamment, ne les inclut pas dans ses nouvelles dépenses.

À la veille d'un long congé où les gens se rassembleront et parleront certainement de la campagne, M. Harper tente de centrer son message sur l'économie en soulignant les différences entre son approche modeste et les dépenses proposées par les libéraux et le NPD.

« Les libéraux et le NPD ont des promesses qui vont engendrer des dépenses de dizaines de milliards de dollars avec de l'argent qu'ils n'ont pas. Les libéraux promettent de dépenser 25 fois plus que nous », dénonce-t-il, ce qui n'est pas tout à fait juste.

Questionné sur l'intérêt que semblent susciter les propositions d'investissements de son adversaire Justin Trudeau, M. Harper s'est défendu d'adopter une stratégie trop austère. « Nous ne poursuivons pas un programme d'austérité. Nous ne faisons pas dans notre programme des coupures. Nous augmentons les bénéfices pour les familles canadiennes et aussi des investissements pour faire croître notre économie, mais nous le faisons de façon abordable avec un budget équilibré et des baisses de taxe et d'impôts », dit-il.

Le chef conservateur a passé les deux derniers jours en Colombie-Britannique où la lutte demeure très serrée. Il risque d'y revenir une dernière fois avant le 19 octobre.

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