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Marcher sans craindre la nuit à Winnipeg

Les marches « Reprenons la nuit »/« Take Back the Night » pour sensibiliser le public à la violence faite aux femmes ont débuté dans les années 70. À Winnipeg, la manifestation en est à sa 37e année.
Les marches « Reprenons la nuit »/« Take Back the Night » pour sensibiliser le public à la violence faite aux femmes ont débuté dans les années 70. À Winnipeg, la manifestation en est à sa 37e année. Photo: ICI Radio-Canada
Radio-Canada

Des centaines de personnes ont marché sous la pluie dans les rues de Winnipeg, mercredi soir, pour l'évènement « Reprenons la nuit » (Take Back the Night), qui vise à sensibiliser la population à la violence faite aux femmes et au droit de toute personne à se sentir en sécurité peu importe l'heure ou l'endroit.

Les participants se sont rassemblés au Centre communautaire Magnus Eliason dans le West-End, un quartier défavorisé de la capitale manitobaine, vers 19 h pour la marche annuelle qui en est à sa 37e année.

Malgré le temps froid et pluvieux, les manifestants ont arpenté les grandes artères et les rues résidentielles du quartier afin de dénoncer la violence physique, sexuelle et verbale que doivent affronter les femmes.

Une des marcheuses, Helena Kelly, raconte qu'il y a quelques mois, un homme l'a arrêtée au centre-ville pour lui offrir de la drogue. Quand elle a refusé, l'homme est devenu très agressif et elle s'est sauvée en courant.

La peur m'a secouée, je tremblais jusqu'à ce que je sois arrivée chez moi. J'ignorais s'il allait me poursuivre ou non.

Helena Kelly, victime de violence

Les organisateurs de l'évènement ont souligné que les histoires comme celle de Mme Kelly, ainsi que d'autres récits bien plus violents et tragiques appartenant à des victimes féminines et masculines, sont la raison pour laquelle ils planifient la marche de sensibilisation.

« Nous voulons allumer une passion chez les gens de créer des liens communautaires et qu'ils sachent que nous sommes tous liés les uns aux autres », explique l’une des organisatrices, Kristen Wiltshire. « Nous sommes tous voisins. Il faut que nous nous occupions les uns des autres pour que chacun se sente en sécurité et protégé. »

Selon les plus récentes données de Statistique Canada, le Manitoba affichait en 2011 des taux de violence envers les femmes qui étaient près de deux fois supérieurs au taux national. La proportion de femmes victimes de violence est trois fois plus grande chez les Autochtones.

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