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Fermeture de lits d'hôpital : des intervenants pèsent le pour et le contre

Patiente dans le coma sur lit d'hôpital (archives)

Radio-Canada

Tandis que des intervenants dans le milieu des soins de santé au Nouveau-Brunswick estiment qu'il vaut mieux fermer des lits d'hôpital que des services d'urgence durant la nuit, d'autres craignent que toute réduction du nombre de lits entraîne l'engorgement des urgences.

Le Réseau de santé Vitalité suggère au gouvernement provincial de fermer près d'une centaine de lits pour réaliser des économies. Il s'agit d'un lit sur cinq dans les soins aigus.

Le comité de travail de la zone Nord-Ouest du Réseau de santé Vitalité qui était chargé de trouver des moyens d'économiser est d'accord avec l'idée de fermer des lits, mais à certaines conditions.

Le comité explique que des patients en attente d'une place dans les foyers de soins ne devraient pas être à l'hôpital. Le comité recommande donc de créer plus de places dans les foyers de soins et d'offrir plus de soins à domicile, avant de fermer des lits. Les médecins de Saint-Quentin appuient cette recommandation.

La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, ne veut pas se prononcer sur les recommandations, mais elle propose la mise en place d'un comité dans le nord-ouest de la province. Ce nouveau comité comprendrait des intervenants de tous les hôpitaux et du Réseau de santé Vitalité.

Le comité de travail de la zone Nord-Ouest estime qu'il y aurait peu d'économie à réaliser en fermant l'urgence de petits hôpitaux la nuit parce que, notamment, il y aurait plus de transferts de patients en ambulance et il faudrait du personnel supplémentaire dans les grands hôpitaux. Les médecins de Saint-Quentin et de Grand-Sault se sont toujours opposés à la fermeture nocturne de l'urgence en disant qu'une telle mesure mettrait en danger la vie de patients.

Le Dr Hubert Dupuis, d'Égalité santé en français, estime pour sa part que les répercussions de la fermeture de lits seraient sérieuses.

Quand on veut admettre un patient, normalement les patients s'en vont dans les lits d'hospitalisation. Si tu as moins de lits d'hospitalisation, tes admissions [...] vont rester à l'urgence. C'est le phénomène du débordement des urgences.

Dr Hubert Dupuis, Égalité santé en français,

De plus, ajoute le Dr Dupuis, toute perte de lits dans un établissement de soins de santé entraînerait des effets sur les établissements voisins. Il explique, par exemple, que si on retire 10 lits d'un hôpital, les patients qui occupent ces lits devront être transférés dans un autre hôpital.

« Il y a un effet cumulatif entre les centres hospitaliers, donc ça augmente les débordements, ça augmente le nombre de patients qui sont dans les corridors, qui sont dans les salons, qui sont un peu partout. Et cet effet-là va être à la grandeur du réseau », souligne Hubert Dupuis.

Le Dr Hubert DupuisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Hubert Dupuis, président du groupe Égalité santé en français

Dans une déclaration écrite, le PDG du Réseau Vitalité, Gilles Lanteigne, précise que « le Réseau de santé Vitalité a soumis au ministère de la Santé un ensemble de propositions visant à transformer et à moderniser le système de santé au Nouveau-Brunswick ».

Le Réseau, poursuit-il, propose de « faire les choses différemment » et veut opérer ces changements sur plusieurs années. Il veut mettre davantage l'accent sur les soins ambulatoires et dégager de l'argent pour le réinvestir dans des « solutions autres que l'hospitalisation et une meilleure prise en charge des patients »,

Avec des informations d'Étienne Dumont

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Santé publique