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Les hôpitaux francophones du N.-B. pourraient perdre 99 lits

Des lits d'hôpital

Des lits d'hôpital

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le réseau de santé Vitalité étudie la possibilité de fermer 99 des lits dans les hôpitaux francophones du Nouveau-Brunswick. Il s'agit d'un lit sur cinq dans les soins aigus.

Selon des informations obtenues par Radio-Canada, la régie de santé francophone suggère au gouvernement provincial de fermer ces lits pour engendrer des économies. Le réseau gère 1161 lits en milieu hospitalier.

Selon nos informations, la région d'Acadie-Bathurst serait la plus touchée par ces compressions avec 41 lits en jeu.

La région de Beauséjour aurait 20 lits à risque, celle du Nord-Ouest 22 et le Restigouche 12.

Le réseau de santé Vitalité a rencontré les maires des communautés touchées par ces compressions. La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, est du lot des maires rencontrées.

Pour l'heure, le nom des hôpitaux ciblés par la régie n'est pas connue.

Pour sa part, le PDG du Réseau de santé Vitalité n'a pas précisé les mesures qu'il comptait prendre pour générer des économies.

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 6 octobre 2015, à MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 10 octobre 2015, à Moncton

Photo : Radio-Canada

En point de presse, mardi, Gilles Lanteigne a déclaré que son équipe a évalué les impacts sur les soins de santé et qu'un document a récemment été acheminé au ministre de la Santé pour lui suggérer des mesures pour le système de soin de santé.

« On a proposé au ministère un plan assez global qui comporterait l'ensemble des composantes du réseau Vitalité. Parce que si on met tous nos établissements à contribution, on pense qu'on est capables d'améliorer les services et de rencontrer certains objectifs financiers et d'accroître l'efficacité et l'efficience », a déclaré M. Lanteigne.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, affirme pour sa part ne pas avoir reçu ce rapport.

« Toutes ces recommandations vont être prises en considérations, évidemment. C'est certain que ça va se rendre à mon bureau, mais je ne l'ai pas vu encore et je ne peux pas commenter un rapport que je n'ai pas vu », a déclaré M. Boudreau.

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe

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