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Campagne de sensibilisation de la GRC « insensible » et « blessante »

Maggie Lea Burke avait 22 ans losqu'elle est disparue à Edmonton en 2004.

Maggie Lea Burke avait 22 ans losqu'elle est disparue à Edmonton en 2004.

Photo : GRC

Radio-Canada

Une campagne de sensibilisation de la GRC est qualifiée de « blessante » et « insensible » par une défenseure des droits des femmes autochtones.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) lance une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux pour tenter de dénouer les dossiers non résolus de femmes autochtones disparues.

Jusqu'au 14 octobre, la GRC diffuse dans ses comptes Facebook et Twitter des renseignements au sujet de filles et femmes autochtones disparues, en espérant que des membres du public pourront leur fournir de nouvelles pistes d'enquête.

Leah Gazan, professeure à l'Université de Winnipeg et défenseure des droits des femmes autochtones croit que l'approche est comme une gifle au visage. « C'est insultant, dit Mme Gazan. Ils ont sabré le financement de Soeurs par l'esprit, qui était vraiment un chef de file dans la mise en valeur des familles des femmes assassinées ou disparues et l'ont remplacé par une campagne de dix jours contrôlée par le gouvernement. »

L'initiative annuelle de dix jours coïncide avec la journée nationale de commémoration pour les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Mme Gazan applaudit l'existence de la campagne de sensibilisation, mais croit toutefois que l'argent et les ressources qu'on y consacre devraient plutôt être investis dans des programmes qui offrent « de vraies ressources aux familles ».

« C'est le reflet de la vaste négligence du gouvernement Harper dans le dossier de la violence contre les femmes et filles autochtones, dit Mme Gazan. Les Nations unies, Amnistie internationale et Human Rights Watch ont tous dit clairement qu'il faut une enquête nationale et une action immédiate dans le dossier des femmes autochtones assassinées ou disparues. »

Un rapport publié par la GRC en 2014 a conclu que les femmes autochtones sont trois fois plus à risque de violence que les autres Canadiennes. La GRC révélait alors que 1186 femmes autochtones avaient été assassinées ou portées disparues entre 1980 et 2012.

La mise à jour de 2015 confirme que les femmes autochtones demeurent surreprésentées parmi les Canadiennes disparues ou assassinées.

Femmes autochtones disparues ou assassinées, notre dossier

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