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Eau potable : le cas de Shoal Lake devant l'ONU

Des membres de la Première Nation Shoal Lake 40 transportant leurs provisions

Des membres de la Première Nation Shoal Lake 40 transportant leurs provisions

Photo : CBC

La Presse canadienne

La réserve autochtone isolée de Shoal Lake 40, qui fait l'objet d'un avis d'ébullition de l'eau depuis près de 20 ans, a décidé d'aller cogner à la porte des Nations unies. Une délégation de cette réserve située à la frontière entre le Manitoba et l'Ontario se rendra à Genève en février pour présenter son cas à un comité onusien des droits économiques, sociaux et culturels.

Le chef de la petite communauté, Erwin Redsky, a affirmé que sa délégation mettrait l'accent sur les « violations des droits de la personne » dont ses habitants sont victimes « quotidiennement ». Il exposera notamment le manque d'eau potable, de liberté de déplacement et de soins de santé et d'éducation adéquats.

Le Canada est l'un des pays les plus riches du monde. Ça ne devrait pas arriver.

Erwin Redsky, chef de la Première Nation Shoal Lake 40

« Nous allons dire au monde ce qui se passe ici au Canada, spécifiquement à Shoal Lake 40, ce qui se passe depuis maintenant 100 ans », a-t-il déclaré.

La Première Nation fait aussi partie d'une enquête internationale de l'organisme Human Rights Watch. Ses conclusions seront présentées devant le même comité qui révise la performance du Canada en matière de droits de la personne.

Prisonniers d'une île artificielle

La Première Nation Shoal Lake 40, qui est située à la frontière entre le Manitoba et l'Ontario, a été coupée du monde il y a un siècle lorsqu'un canal artificiel a été créé pour construire un système d'aqueduc pour alimenter Winnipeg en eau potable. Le village est alors devenu une île et, ironiquement, fait l'objet d'un avis d'ébullition de l'eau depuis 18 ans.

Aucune route ne relie le village à la province, sauf en hiver, lorsque l'eau gèle. La ville de Winnipeg finance actuellement la construction d'un pont qui reliera la Première Nation Shoal Lake à la terre ferme, mais il n'existe aucune route pour relier le futur pont au réseau routier.

La Ville de Winnipeg et le gouvernement du Manitoba ont déjà promis de verser 10 millions de dollars chacun pour la construction de la route entre la Première Nation Shoal Lake et la route Transcanadienne, un projet évalué à 30 millions de dollars.

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