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Recueillement pour les femmes autochtones disparues et assassinées

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une vingtaine de personnes ont observé une minute de silence au Cégep de Sept-Îles, vendredi midi, à la mémoire des femmes autochtones disparues et assassinées.

Une envolée de ballons sur lesquels était inscrit le nom d'une de ces femmes a clôturé le moment de recueillement. « Le ballon va aller au ciel, c'est comme si on donnait un message à ces femmes qui ont disparu ou qui ont été assassinées qu'on pense à elle », explique l'organisatrice de l'événement, Marie McKenzie.

Cet hommage cherche aussi à susciter des appuis pour pousser le gouvernement fédéral à tenir une enquête publique sur les femmes autochtones disparues et assassinées.

En mai 2014, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a publié des statistiques portant sur 1181 cas impliquant des femmes autochtones depuis 1980. L'étude en question a révélé que ces femmes représentaient 4,3 % de la population du pays, mais aussi 16 % des victimes féminines de meurtre et 11,3 % des femmes disparues.

Ces statistiques n'ont rien pour rassurer plusieurs femmes innues, comme Wanda Vachon, étudiante au cégep. « Quand je me promène même ici à Sept-Îles, je suis à risque, dit-elle. Quand je retourne de travailler, il y a un char qui me suit. Je suis aussi à risque même dans une si petite ville. »

Sensibiliser le public

En pleine campagne électorale, les femmes de la communauté innue de Uashat-Maliotenam déplorent l'absence de débat sur le sujet. Pour Wanda Vachon, il faudrait aussi aller à la source de ce problème qui touche plus durement les femmes des Premières Nations.

J'aimerais qu'il y ait une enquête qui se fasse autour de ça. C'est comme tabou, cette situation que vivent les femmes autochtones [...] C'est comme si c'était un génocide.

Wanda Vachon

Une commémoration nationale aura lieu dimanche, partout au Canada. La Veille des soeurs par l'esprit se tiendra également dans les communautés de Uashat-Maliotenam et de Pessamit pour lancer encore une fois un appel à la sensibilisation sur la disparition de ces femmes autochtones.

D'après le reportage de Katy Larouche

Société