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Mort de Michel Vienneau : la Ville de Bathurst présente sa version des faits

vienneau-police-bathurst

Michel Vienneau et Anick Basque

Photo : Facebook

Radio-Canada

Dans un document déposé à la cour, la Ville de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, présente sa version des faits sur la mort de Michel Vienneau, un homme d'affaires de Tracadie qui a été abattu par des policiers de Bathurst le 12 janvier dernier.

Le document a été déposé à la Cour du Banc de la Reine en août dernier. Il s'agit de la réponse de la Municipalité de Bathurst, qui est visée par une poursuite au civil intentée par Anick Basque, la conjointe de M. Vienneau.

Anick Basque soutient qu'au moment des faits, elle et son conjoint étaient rentrés de Montréal en train. C'était un voyage d'agrément. Le couple était à la gare de Bathurst. Mme Basque dit avoir d'abord remarqué une voiture qui se trouvait à faible distance de la leur. Deux hommes qu'elle jugeait suspects se trouvaient dans cette voiture.

Selon Mme Basque, au moment où le couple voulait quitter le stationnement de la gare, l'un de ces hommes, qui selon elle n'avait pas l'apparence d'un policier, a surgi l'arme au poing en criant et sans s'identifier. Elle dit qu'elle croyait qu'il s'agissait de terroristes.

C'est alors que Michel Vienneau aurait demandé à Anick Basque de se pencher dans la voiture pour se mettre à l'abri. Il a accéléré pour tenter de quitter les lieux. Toujours selon Mme Basque, des coups de feu ont été tirés et son conjoint a été atteint mortellement.

Dans son exposé de la défense, la Ville de Bathurst explique que ses policiers étaient à la gare dans le cadre d'une opération policière visant le trafic de drogue. Selon elle, les policiers avaient reçu de l'information selon laquelle le couple Vienneau-Basque rentrait de Montréal en possession de drogues.

Contrairement à la version de Mme Basque, Bathurst soutient que la voiture de police banalisée qui a tenté d'intercepter le couple avait activé ses avertisseurs lumineux. Toujours selon Bathurst, les policiers sont sortis de leur voiture en s'identifiant clairement et en montrant leurs insignes.

C'est à ce moment, ajoute la Municipalité, que Michel Vienneau aurait heurté la voiture de police en tentant de s'enfuir. Il se serait ensuite dirigé vers un policier qu'il aurait heurté en le coinçant entre la voiture et un amoncellement de neige. La Municipalité affirme que M. Vienneau a continué à accélérer. Un autre policier qui craignait pour la vie de son collègue aurait alors tiré des coups de feu pour tenter d'immobiliser la voiture, tuant le conducteur par le fait même.

La Ville de Bathurst conclut dans son exposé que ses policiers ont fait un usage raisonnable et justifié de leurs armes dans les circonstances. Elle ajoute que la mort de Michel Vienneau a été causée par ses propres gestes de négligence parce qu'il n'avait pas immobilisé sa voiture ni obéi aux consignes des policiers.

Les avocats se font discrets

L'avocat d'Anick Basque refuse de faire des commentaires sur ce cas qui a été présenté à la cour. Il n'a pas été possible de parler à l'avocate de la Ville de Bathurst.

Le moment où la poursuite au civil sera débattue en cour n'est pas encore déterminé.

La GRC de la Nouvelle-Écosse a mené une enquête sur cette affaire. Elle a remis son rapport au bureau du procureur général du Nouveau-Brunswick. Ce dernier doit déterminer si des accusations seront portées.

D'après les informations de François Vigneault

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