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La FIFA bannit Jack Warner à vie

Jack Warner

Jack Warner

Photo : Getty Images / LUIS ACOSTA

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Trinidadien Jack Warner, ex-vice-président de la FIFA, qui fait l'objet d'une demande d'extradition de la part des États-Unis, a été suspendu à vie de toute activité liée au soccer par la commission d'éthique de la Fédération internationale.

Cette décision en vigueur depuis le 25 septembre a été prise « à la suite de l'enquête de la chambre d'instruction de la commission d'éthique, concernant les conditions d'attribution du Mondial 2018 en Russie et 2022 au Qatar », a indiqué la commission d'éthique dans un communiqué.

M. Warner, 72 ans, qui était encore président de la Fédération des Caraïbes (CFU), a été reconnu « coupable de différents actes répréhensibles de façon continue et répétée durant la période où il occupait différents postes de haut niveau à la FIFA et à la Confédération d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) », et notamment d'avoir « proposé ou accepté des paiements illégaux », a souligné la commission d'éthique dans son communiqué.

Warner est le deuxième ancien responsable de la FIFA à être suspendu à vie, après l'Américain Chuck Blazer, la « taupe » du FBI, le 9 juillet. Tous les deux étaient membres du comité exécutif de l'instance mondiale du football, secouée par un scandale de corruption sans précédent dans lequel le président Joseph Blatter est désormais mis en cause par la justice suisse.

Arrêté à Trinité-et-Tobago, Warner fait partie de ces neuf dirigeants du football mondial interpellés le 27 mai, avec cinq hommes d'affaires, à la demande des autorités américaines, pour avoir perçu quelque 150 millions de dollars de pots-de-vin et de rétrocommissions depuis le début des années 1990, dans le cadre de leurs activités autour du ballon rond.

La justice de son pays vient de fixer au 2 décembre la date de l'audience sur son extradition aux États-Unis, où il est accusé de corruption et de blanchiment d'argent.

Vendredi, la justice suisse a ouvert pour la première fois une procédure pénale contre Sepp Blatter pour « gestion déloyale » (soit abus de biens sociaux) et « abus de confiance ». Les accusations du ministère public helvète sont notamment basées sur un contrat « défavorable à la FIFA » que le Valaisan de 79 ans aurait signé avec ce même Jack Warner, contrat par lequel il lui aurait cédé à une valeur très en dessous du marché les droits de diffusion télévisée dans la région des Mondiaux 2010 et 2014.

Apparemment largement sous-évalué, ce contrat aurait permis à Warner de réaliser de confortables bénéfices lors de revente de ces droits de diffusion.

Propriétaire de biens immobiliers, d'entreprises ou encore de journaux, Jack Warner est à la tête d'un véritable petit empire sur sa petite île caribéenne de Trinité-et-Tobago.

Une première extradition vers les États-Unis

Le président de la Fédération de soccer du Costa Rica Eduardo Li, arrêté à Zurich en mai, pourrait se retrouver devant un tribunal américain prochainement. La Suisse vient de donner le feu vert à son extradition.

Eduardo Li pourrait être extradé prochainement aux États-UnisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Eduardo Li pourrait être extradé prochainement aux États-Unis

Photo : Getty Images / RODRIGO ARANGUA

Les autorités costaricaines ont aussi lancé une enquête à son endroit. Li est accusé par les États-Unis d'avoir accepté le versement de centaines de milliers de dollars de la firme de marketing Traffic USA pour l'obtention des droits sur les matchs de qualifications à domicile du Costa Rica en vue de la Coupe du monde de 2018. Selon les succès de la sélection, l'entente aurait pu valoir de 2,55 à 3 millions de dollars américains.

Cette décision en vigueur depuis le 25 septembre a été prise « à la suite de l'enquête de la chambre d'instruction de la commission d'éthique, concernant les conditions d'attribution du Mondial 2018 en Russie et 2022 au Qatar », a indiqué la commission d'éthique.

Le Costaricain peut faire appel de cette extradition auprès de la Cour fédérale suisse d'ici 30 jours.

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