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Des agriculteurs d'Abitibi-Témiscamingue manifestent à Rouyn-Noranda

Manifestation pour le maintien de la gestion de l'offre

Des agriculteurs de l'Abitibi-Témiscamingue manifestent cet après-midi à Rouyn-Noranda. Des centaines de producteurs agricoles et des leaders de la filière agroalimentaire de l'Abitibi-Témiscamingue sont descendus dans la rue pour partager leurs inquiétudes. Ils demandent au premier ministre du Canada, Stephen Harper, de respecter ses engagements et de protéger intégralement la gestion de l'offre dans le Partenariat transpacifique (PTP).

Les manifestants présents sont partis de l'aréna Jacques Laperrière de Rouyn-Noranda et ont marché jusqu'à l'ancienne Laiterie Dallaire. Ils étaient suivis de quelques tracteurs.

Rencontré sur place, le président du Syndicat des producteurs de lait d'Abitibi-Témiscamingue, Gabriel Rancourt, a expliqué que toutes les parties impliquées dans le système de gestion de l'offre doivent respecter les conditions du contrat.

La gestion de l'offre ça marche. On a chacun notre partie du contrat à respecter. Nous autres, on doit s'assurer de livrer des produits de très haute qualité aux consommateurs, et on rencontre cette obligation, mais les gouvernements, eux autres, doivent s'assurer que les frontières soient étanches, parce que les si les frontières ne sont pas étanches, notre système ne fonctionne plus.

Gabriel Rancourt

Les agriculteurs demandent au gouvernement canadien de ne concéder aucun nouvel accès au marché des produits sous gestion de l'offre et le maintien des tarifs douaniers à leur niveau actuel.

Cette manifestation se déroule à l'aube de la conférence ministérielle sur le Partenariat transpacifique à Atlanta.

« Les agriculteurs aiment leur métier et veulent fournir un produit équitable parce qu'il faut le dire, c'est un produit qui est équitable pour le producteur, pour le consommateur et pour le transformateur. On s'acharne à vouloir faire du café équitable pour les producteurs d'Amérique du Sud, c'est une bonne chose. On a un système qui le fait actuellement au Canada avec les produits laitiers, mais on a un gouvernement d'idéologues à Ottawa qui veut mettre la hache là-dedans. C'est inacceptable et la région va se lever contre ça », affirme le président régional de l'UPA, Sylvain Vachon.

Au cours des derniers jours, les producteurs agricoles ont craint qu'Ottawa ne concède 10 % de plus du marché laitier canadien. Cette rumeur a toutefois été démentie par le gouvernement conservateur. Le président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, Marcel Groleau, insiste pour qu'Ottawa ne cède rien.

Si c'est une possibilité, c'est inacceptable et ce n'est pas viable, disons-le carrément. Depuis, il y a eu des démentis [...], on a tenté de minimiser cette nouvelle là, mais sans vraiment nous donner d'affirmation claire que le gouvernement n'accepterait pas de nouvelles importations sur notre marché. Au Québec, la gestion de l'offre c'est 92 000 emplois. Il faut absolument que le gouvernement canadien s'en tienne à sa déclaration de protéger intégralement la gestion de l'offre, et de protéger intégralement la gestion de l'offre, ça veut dire de ne pas concéder d'importations supplémentaires, c'est ce qu'on dit.

Marcel Groleau

Le point de vue d'Ottawa

Le gouvernement mentionne que les négociateurs à Atlanta ont le mandat de protéger tous les agriculteurs. Stephen Harper, lors du débat Munk, a affirmé que le gouvernement canadien a toujours défendu le système de gestion de l'offre dans les négociations internationales, mais il a aussi mentionné que cet accord devait être conclu dans l'intérêt supérieur de toute l'économie canadienne.

Abitibi–Témiscamingue

Agro-industrie