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La présence des femmes au sein des C. A. varie selon l'industrie

Une femme d'affaires
La Presse canadienne

Plus de 700 compagnies inscrites en bourse à Toronto ont fait l'objet d'une enquête sur la place des femmes au sein des conseils d'administration et des postes de direction, qui conclut que leur nombre varie en fonction de l'industrie et de la taille de l'entreprise.

Par exemple, environ 60 % des sociétés TSX ayant plus de 2 milliards de dollars de capitalisation boursière ont rapporté avoir au moins deux femmes à leur conseil d'administration. De plus, 59 % du même groupe ont affirmé qu'au moins deux femmes occupaient des postes de direction.

Par ailleurs, 62 % des sociétés inscrites en bourse avec une capitalisation boursière de moins d'un milliard de dollars n'avaient pas de femme siégeant à leur conseil et 48 % n'avaient aucune femme cadre.

Les secteurs des services et du détail détenaient le plus grand nombre de femmes dans leur conseil : 57 % des compagnies de services et 43 % des détaillants avaient au moins deux femmes cadres.

À l'opposé, 60 % des sociétés cotées en bourse à Toronto dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, et technologique rapportaient n'avoir aucune femme dans leurs conseils d'administration, et aucune occupant des postes de direction.

Adoption de nouvelles règles 

L'enquête a été menée par les organismes de réglementation des valeurs mobilières du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Yukon.

À la fin de l'an dernier, les organismes de réglementation de ces gouvernements ont adopté de nouvelles règles exigeant des entreprises qu'elles dévoilent annuellement le nombre de femmes cadres et au sein des conseils. Elles doivent aussi se fixer des objectifs en matière de représentation féminine dans la direction et dévoiler leurs politiques d'embauche et de nomination des femmes.

Ces changements de règles stipulent que si une entreprise inscrite publiquement choisit de ne pas atteindre ses objectifs de représentation féminine ou de ne pas respecter ses politiques, elle doit expliquer pourquoi.

La directrice des partenariats d'entreprises de la firme de placements NEI Investments, Michelle de Cordova, s'est dite surprise du nombre de sociétés qui rapportent ne pas s'être fixé d'objectifs de diversité parce qu'elles nomment leurs dirigeants en fonction du mérite.

Il y a beaucoup de recherches qui démontrent la corrélation entre la diversité au sein des conseils et la performance des compagnies.

Michelle de Cordova, directrice des partenariats d'entreprises NEI Investments 

« Avec cet argument, nous dirions respectueusement que les entreprises qui invoquent l'argument méritocratique ne comprennent pas. S'il y a un lien entre une plus grande diversité et une meilleure performance corporative, un actionnaire devrait vouloir qu'il y a une plus grande diversité », a dit Mme de Cordova, dont la firme gère notamment une famille de fonds commun socialement responsable.

Au total, près de la moitié des 722 sociétés qui ont participé à l'enquête avaient au moins une femme au sein de leur conseil d'administration, alors que 60 % comptaient au moins une employée à la direction.

15 % de ces entreprises émettrices ont dit avoir ajouté au moins une femme à leur conseil cette année.

Société