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Morts de détenus en prison : le N.-B. devrait être plus transparent selon un criminologue

Jean Sauvageau

Le président de la Fédération des associations de professeurs des universités du Nouveau-Brunswick, Jean Sauvageau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le professeur de criminologie Jean Sauvageau, de l'Université Saint-Thomas à Fredericton, affirme que les services correctionnels provinciaux devraient être plus transparents au sujet des détenus morts en prison.

Le quotidien néo-brunswickois Telegraph-Journal a fait une demande d'accès à l'information pour tenter d'en savoir plus sur les 11 détenus morts dans des prisons néo-brunswickoises depuis 2004, mais le ministère de la Sécurité publique a refusé.

Il a expliqué qu'il ne dévoilait pas de détails sur les décès par respect pour les détenus morts et pour leurs proches.

Mais dans certains cas, des proches exigent que les faits entourant la mort d'un détenu soient rendus publics. C'est le cas de la famille de Carolyn Marie Warnock, une jeune détenue de 26 ans morte au Centre correctionnel de Miramichi en juin dernier. Des codétenues avaient écrit à sa famille après son décès pour lui dire qu'elle enduré de fortes douleurs avant sa mort. Un rapport du coroner sur ce décès ne sera toutefois jamais rendu public.

Selon Jean Sauvageau, il y a une culture du secret très enracinée au sein des services correctionnels provinciaux.

« Y'a toujours ce réflexe-là, institutionnel, surtout dans les cas de problématique du genre, où l'institution risque de se faire blâmer puis de se faire poser plus de questions, d'avoir à donner plus de réponses. C'est un réflexe institutionnel, malheureusement, très très commun, puis petit à petit avec les lois d'accès à l'information, on implante une autre culture, une culture de transparence, et on espère que ça va aboutir. »

D'ailleurs, au fédéral, les services correctionnels publient toujours un communiqué lorsqu'un détenu meurt en prison. Ils dévoilent le nom du détenu, la peine qu'il purgeait et le nom du pénitencier où il est mort.

Le ministère de la Sécurité publique du N.-B. dit réviser sa politique.

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