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Viol d'une adolescente handicapée : un cauchemar quotidien pour la famille

Anthony Leo Gough a été accusé du viol d'une adolescente de 17 ans souffrant de handicap intellectuel

Anthony Leo Gough a été accusé du viol d'une adolescente de 17 ans souffrant de handicap intellectuel

Photo : CBC

Radio-Canada

La mère d'une adolescente victime de viol croule sous le poids du chagrin en racontant l'épreuve que vit sa fille. Cette dernière souffre de handicap intellectuel et doit composer avec cet événement qui a bouleversé la vie de la famille.

L'identité de la victime et de sa mère est protégée en vertu d'un interdit de la cour.

La femme a téléphoné au réseau CBC après que l'agresseur Anthony Leo Gough, 49 ans, a été condamné à cinq ans de prison pour le viol de l'adolescente.

Gough était directeur de Social Opportunities and Rec Society of Nova Scotiaun organisme communautaire qui offre des programmes aux gens souffrant de handicap intellectuel ou physique.

L'adolescente était inscrite à un programme de la SOARS au mois de mars. Gough l'a agressé sexuellement dans l'autobus la ramenant à la maison.

« Lorsque ma petite fille est arrivée à la maison cette journée-là, j'ai vu qu'elle saignait et qu'elle pleurait... Vous ne pouvez imaginer, raconte la mère éplorée. J'étais en état de choc. »

La mère a téléphoné immédiatement au 911.

« Ç'a été le début de l'une des plus longues nuits de ma vie. Et depuis, je crois que ni l'une ni l'autre n'avons dormi depuis six mois », lance-t-elle.

Pas de remords

Gough a plaidé coupable et a reçu sa peine la semaine dernière. Lorsque le juge Timothy Gabriel lui a demandé s'il avait quelque chose à déclarer, l'accusé a hoché la tête pour décliner l'offre.

« Le fait qu'il n'a rien dit en cour, alors qu'il avait la chance de s'excuser, veut tout dire », affirme la mère de la victime.

Le juge Gabriel a décrit l'attaque comme étant l'oeuvre d'un prédateur.

Vous avez volé une partie de sa vie qu'elle ne pourra jamais rattraper.

Juge Timothy Gabriel

La mère raconte que les six derniers mois ont été difficiles.

« Des rendez-vous stressants chez les médecins, chez les psychologues. C'est un énorme nuage foncé qui nous enveloppe. »

Elle ajoute que sa fille ne veut même plus s'asseoir seule sur les marches de l'escalier extérieur. Elle ne veut plus aller jouer seule au parc.

« Elle fait des cauchemars, je fais des cauchemars. Voilà à quoi ressemblent nos nuits. Je n'étais pas là quand cela s'est produit, mais j'imagine la peur et la terreur qu'elle a pu ressentir. J'aurais tellement aimé être là pour la sauver », dit-elle.

La mère a rencontré Gough avant d'inscrire sa fille au programme. Elle n'imaginait pas ce qu'il pouvait faire.

« À quoi ressemble un prédateur sexuel? Ils sont très habiles pour cacher leur vice. Je suis convaincue qu'il avait planifié son geste pendant des mois. »

Elle laisse entendre qu'elle sera sur place lorsque Gough demandera sa libération conditionnelle.

« Je vais me battre de toutes mes forces pour m'assurer qu'il n'ait pas un jour de liberté avant la fin de sa sentence », conclut-elle.

Acadie

Justice et faits divers