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L'animateur du débat Munk souhaite que les chefs dépassent les slogans

Les chefs de parti Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper lors du débat des chefs organisé par le Globe and Mail, le 18 septembre à Calgary

Les chefs de parti Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper lors du débat des chefs organisé par le Globe and Mail, le 18 septembre à Calgary

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

La Presse canadienne

Dans un monde où de nouveaux enjeux font surface à chaque tournant, l'animateur du débat électoral de lundi soir sur la politique étrangère espère que la formule proposée par Munk Debates obligera les chefs fédéraux à aller au-delà de leur cassette habituelle.

Le président de Munk Debates, Rudyard Griffiths, sait bien que les politiciens préfèrent ne pas trop s'éloigner de leur script. Mais la planète est à la croisée des chemins en raison des défis que posent des pays qui cherchent à prendre plus de place sur la scène internationale - comme la Chine et la Russie - et de la pire crise des migrants en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Selon lui, le temps est venu pour les chefs fédéraux d'expliquer leurs principes de base sur les questions de politique étrangère. Ils doivent dire comment, selon eux, le Canada doit traverser cette mer agitée et peut contribuer, de façon concrète, à régler les différents problèmes internationaux alors que le pays dispose de ressources limitées.

Les équipes des campagnes libérale, conservatrice et néo-démocrate ont récemment reçu une vaste sélection de thèmes, mais M. Griffiths donne peu d'indices sur les questions précises qu'il posera.

« Ces débats sont également des tests sous pression pour notre futur premier ministre », a-t-il indiqué. Maintenir les questions secrètes assurera l'efficacité de l'exercice.

Le débat sera séparé en six parties, durant lesquelles deux des trois chefs s'affronteront durant sept minutes. Le troisième chef entrera dans l'arène pour cinq minutes supplémentaires.

La formule du débat obligera les chefs à débattre des fondements de leurs politiques - parfois dans de longs échanges à un contre un - et à dépasser les slogans partisans, qui seront épuisés après quatre ou cinq minutes si ce n'est plus tôt, croit le modérateur.

Rester dans le sujet est peut-être facile en discours ou en conférence de presse. « Mais franchement, dans un débat, cela donne une conversation plutôt vide et insatisfaisante », juge M. Griffiths.

Jamais un débat électoral canadien n'a porté uniquement sur la politique étrangère. La situation actuelle fait qu'il est tout indiqué d'en tenir un en ce moment. Des questions sur le rôle du Canada à l'international ont teinté la campagne. Vendredi, Stephen Harper a dû justifier le contrat de 14,8 milliards de dollars d'une firme ontarienne pour vendre des véhicules blindés légers à l'Arabie saoudite. Auparavant, c'est la crise des réfugiés qui avait occupé la campagne, à la suite de la publication de la photo du petit Alan Kurdi, dont le corps s'est échoué sur une plage de la Turquie.

Au débat de lundi, les chefs devront toutefois considérer des enjeux plus généraux.

« Tout change si rapidement. Les grandes certitudes avec lesquelles nous vivions depuis la Seconde Guerre mondiale, en termes de politique étrangère et d'ordre international, ont profondément changé », a expliqué Rudyard Griffiths.

« Nous sommes dans une réalité et un contexte totalement nouveaux et nous avons besoin d'une vision créative en politique étrangère pour nous adapter à cette nouvelle ère dans laquelle nous entrons, que je décris comme une ère d'une profonde incertitude. »

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