•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les défis de l'agriculture biologique sur la Côte-Nord

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Travailleurs agricoles mexicains sur la Côte-Nord

Travailleurs agricoles mexicains aux Jardins Gallix

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'alimentation biologique gagne en popularité auprès des consommateurs québécois, ce qui pousse les producteurs à diversifier leur offre. Le ministère de l'Alimentation du Québec dénombre quelque 1300 entreprises de production et de transformation d'aliments biologiques, qui proposent plus de 6500 produits différents. Sur la Côte-Nord, la production biologique demeure marginale.

La région compte seulement trois producteurs situés en Haute-Côte-Nord. Aucun n'est certifié biologique au-delà de Baie-Comeau. 

Certains producteurs adoptent tout de même une approche plus naturelle dans la culture de leurs fruits et légumes. Situés au nord du 50e parallèle, les Jardins de Gallix cultivent la terre de la Côte-Nord depuis plus de 30 ans. Leurs fraises, leurs tomates et leurs concombres ne comportent aucune trace d'herbicide depuis plus d'une décennie. 

La propriétaire, Josée Picard, explique pourquoi elle n'utilise plus de produits chimiques pour détruire les mauvaises herbes. « [Un jour] j'ai réalisé qu'à chaque fois que je mangeais des fraises, j'avais mal à la tête. L'année d'après, on n'a pas eu le temps d'appliquer le produit. Au temps des fraises, j'en ai mangé et je n'ai pas eu mal à la tête. Je suis pas mal certaine que c'est le produit qu'on met qui me donne mal à la tête. Depuis ce temps-là, on n'en met plus », raconte-t-elle.

Josée Picard justifie son choix même si cela entraîne des coûts de production supplémentaires. « On est obligé de les enlever à la main­ [les mauvaises herbes], mais je préfère mettre de la main-d'oeuvre et de manger un produit que je sais ce qu'il y a dessus et qui est bon, que de mettre plein de produits et avoir une culture parfaite », affirme-t-elle. À la grande surprise de la productrice septilienne, l'utilisation de cette méthode plus écologique prolonge la durée de vie de ses plants.

À long terme, les Jardins de Gallix souhaiteraient obtenir la certification biologique, mais les démarches sont longues. Il faut respecter de nombreux critères, dont l'achat de plants certifiés biologiques. Le défi demeure aussi de choisir des variétés qui s'adaptent bien au climat nord-côtier.

Avec les informations de Katy Larouche

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec